globtrotteuse et aventuriere en liberté

LES HOTELS OU JE SUIS PASSE

 

                                      LES HOTELS DU MAROC KAMAL AGADIR ET

SALAM ET CHEMS A MARRAKECH

 1976

 

 
 
 
 
   HOTELS DU SRI-LANKA (COLOMBO ET KANDY) 1979
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Hotel Saffire à Colombo et hôtel suisse de Kandy
 
HOTELS EL AURASSI ALGER 1982/1983                           HOTEL HELLENIS AU PIREE 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
                                 
 
 
   HOTEL FENICHE ET FIESTA LIDO DI VENEZIANO VENISE    2011    
                                                       
 
 
BATEAU NAVIGUANT SUR LE NIL
LE NILE STAR 1989
NILE STAR
 


Publié à 21:30, le 10/10/2014, Maroc
Mots clefs : HOTELS


ESCAPADES A VENISE ET SES ILES 2011

ESCAPADES A VENISE
 

Le 16 mai 2011 Départ de Roissy –Vol AF 2526 (Airbus A318) 21.20

Le 17 mai 2011 réunion d’information, Burano, Murano, et Venise

Le 18 mai 2011 ile San Giorgio di  Maggiore, ligne de Vaporetto n°2

Le 19 mai 2011 jusqu’à 16h30 Venise le Gand Canal et Le Rialto et retour à Paris par le vol AF 2227 (Airbus A 318) 20.40

Départ le 16 mai 2011

Je termine ce jour à 12h00 mon travail. C’est à 17 h00 que je quittais la maison pour rejoindre V. à la Gare du Nord, afin de prendre le RER direction Roissy. Le RER mis plus d’une heure et demie pour aller à l’Aéroport, s’arrêtant souvent entre les stations causé par les travaux du Tram. La correspondante de l’agence de voyages Est Air Voyages commençait à s’impatienter car nous devions être avant 19h00 dernier délai aux comptoirs Air France afin qu’elle nous remette nos documents de voyage (billets).

J’enregistrais nos bagages. Nous eûmes les sièges 8E/8D d’un Airbus A318 d’Air France. Nous décollâmes à 21.20 avec 10 minutes de retard causé par un encombrement des pistes. 5 avions étaient à la queuleuleu attendant de décoller. Nous eûmes un jeune pilote. Le voyage se passa très bien sans aucune turbulence

Au bout d’1h40. Nous touchons le sol de l’aéroport de Venise Marco Polo. Seul les falots de lumières oranges brillaient sur la lagune dans une nuit noire encre.45 minutes de car nous amènent à notre hôtel à LIDO DI JESOLO. C’est le Féniche et Fiesta, un hôtel 3 étoiles de 200 chambres situé dans une station balnéaire de la lagune à 44 km de Padoue et 30 km de Trévise.

 Le 17 mai 2011

 Après une réunion d’information faite par notre représentant ABOU pour nous proposer des excursions. Nous ne prenons pas leur excursion paraissant trop chère soit : 135€ dont 40€ jusqu’à Padoue. 

Nous décidons de partir par nos propres moyens visiter en premier les iles de la lagune : Burano ,Murano

La Vénétie est située au Nord- est de la péninsule italienne. Elle est composée de vastes plaines alluvionnaires du fleuve Pô ainsi que par ses affluents septentrionaux. La côte est caractérisée par des lagunes séparées de la mer par des rivages sablonneux. Dans ces lagunes, nous trouvons la ville de Venise. Il y a quelques 117 îlots sur la lagune pour ne citer que les principaux.

- L’Ile de San Erasmo île agricole dont les récoltes sont vendues à Venise

- L’ Ile San Francesco Del Déserto. Saint François d’Assise revenu de Terres Saintes s’y établit en 1220

- L’ile de San Servolo siège d’une école Internationale de restauration.

- L’ile de Torcello Ile sauvage qui fut le terrain de chasse favori d’Ernest Hemingway Capitale de L’empire byzantin.

- L’ile du Lido appelée Saint Nicolas au 13ème siècle. Lieu du festival du cinéma de la Mostra .Un« lion d’or » est décerné aux acteurs, réalisateurs ou techniciens du 7ème art. Thomas Mann séjourna 7 étés à l’hôtel des bains et écrivit en 1912  Mort à Venise.

Pour nous rendre à Burano, nous prenons le bus orange ACTV n° 5 jusqu’à la Punta Sabbioni, à 35 minutes de Lido di Jésolo. A Punta Sabbioni un vaporetto pour Burano soit 30 minutes.

Burano est une île située dans la lagune de Venise à environ 9km de la ville. Burano possède 4 petites îles reliées par un long pont à l’île de Mazzorbo. Elle a une population de 3500 habitants. Les principales activités de Burano sont la pêche, la production de dentelle. Le nom de Burano vient de Borea Altéa du nom des premiers habitants de l’ile. Le premier nom commun romain de Burano fut vicum Buranianum.

Lorsque l’on aborde par le Vaporetto de la ligne ACTV LN. l’île de Burano on est émerveillée par les couleurs des maisons (vert olive, ocre-rouge, safran, lilas, bleu, jaune, rose) qui s’étalent le long des fondamentas (quais). Ces couleurs vives sont le moyen pour les pêcheurs de retrouver leur maison par temps de brouillard lors de leur retour de la pêche. Cette prévention daterait du 7ème siècle.

Ce lieu unique attire de nombreux peintres de Burano. Une école de peinture est née entre 1911 et 1946. La dentelle de Burano est connue depuis le 16ème siècle sous l’impulsion de l’épouse du doge Morosini 1er, Giovanna Duodo. Les dentelles à l’aiguille ont été rapidement considérées comme les plus belles du monde. En France elles furent connues sous le nom de dentelles d’Alençon. Louis XIV fit venir des dentellières de Burano afin d’assurer la production. Il fut oublié jusqu’au 19 ème siècle. Le musée est ouvert en 1981 dans la Scuola Dei Merletti de Burano et fondé en 1872 par la comtesse Andriana Marcello pour perpétuer l’art de la dentelle.

Nous prenons la Via Marcello, la Fondamenta San Mauro où nous faisons les boutiques de souvenirs, de dentelles. Nous passons le pont de Bois San Mauro, puis nous nous dirigeons dans la Via Baldassare Galuppi : La Via Baldassare Galuppi est la rue principale de Burano où de nombreux boutiques de souvenirs, dentelles, masques, boulangeries vendant le traditionnel gâteau de l’île : la Bussola. Baldassare Galuppi, compositeur de musique (1706-1785) surnommé le « Buranello ».

Nous arrivons sur la place Galuppi où nous pouvons voir le Musée Merletto fermé pour travaux. Dans les rues transversales, du linge séchait aux fenêtres et sur les placettes où plein de chats se promènent. La chanson de Nino Ferrer « le Sud » représente  bien l’image de l’Italie. On peut voir l’Eglise San Martino, évêque de Tours, protecteur de Burano. Elle fut construite au XVème siècle. A l’intérieur on peut découvrir une peinture de la crucifixion peint par Giambattista Tiepolo. Le clocher très penché de 64 mètres fait déjà partie du paysage lagunaire. On trouve autour de l’église San martino beaucoup de magasins, un kiosque.

Pour manger je recommande la trattoria Gatto Néro via Guidecca 88

Après cette longue promenade à Burano, nous reprenons la ligne de vaporetto LN pour aller vers Murano, la ville du verre.

Dans la passe San Nicolo, avant d’arriver sur Murano, à droite on peut voir l’Ile sainte Michelle qui est le cimetière de Venise depuis 1806

Nous atteignons le débarcadère de Murano phare. Sur la Fondamenta San Giovanni dei Battuti se dresse un immense phare blanc de 135m édifié en 1912. A côté, des sculptures en verre représentent des canards colverts ;

Murano est une ile située à 1 km5  au Nord de Venise. Murano est composé de 5 iles et compte environ 7000 habitants. L’activité principale de Murano est la production de verre artistique. Elle est appelée « l’ile de verre » et aussi le tourisme.

Murano a eu toujours une relative indépendance avec Venise, ayant son hôtel de ville autonome jusqu’à 1923. L’ancien nom de l’ile a été Amuranium qui fut donné aux premiers refugiés en provenance de Altino. Autrefois, Murano avait plusieurs villas avec jardins, palais, églises et monastères. Malheureusement ces bâtiments ont été détruits. Durant le XVI ème siècle, Murano est à son apogée. A partir de 1272, Il a eu un conseil. Murano mit à profit ses nouveaux pouvoirs pour créer un Livre d'Or(qui est exposé au Musée du Verre) où furent inscrites les vieilles familles d'industriels verriers, comme les Seguso, Barovier, Salviati qui transmettront leurs secrets de fabrication de génération en génération.

Par le Décret du Grand Conseil, L’industrie de verre de Venise fut transférée en 1291 pour éviter les incendies dus aux fours (fournaces). Il pouvait contrôler et vérifier la production. Le secret de fabrication était jalousement transmis de père en fils. En face de la fondamenta San Giovanni Battuti , nous apercevons l’arrêt Navaguero avec au loin le campanile de l’église Santa Maria et Donato. Sur la fondamenta de Vetrai (front de mer) le long duquel se trouvent de nombreux magasins et fabriques de verre artistique, mais encore des murines (colliers et bijoux faits de chutes de verre indésirables. Après avoir marché le long de la Fondamenta dei Vetrai et traverser un pont nous arrivons à l’église San Stefano sur la place San Stefano construit au XIIème siècle avec son campanile rose de brique ;Au pied une œuvre en verre fait de pointes bleu turquoise en oursin

Nous reprenons le vaporetto LN à l’embarcadère du Phare jusqu’à San Zaccaria où se trouve la ville de Venise

La VILLE DE VENISE

En 452 la ville est menacée par les huns et les goths. Les habitants fondèrent une ville sur le marais infesté de moustiques. Ils ne tardèrent pas s’élever au-dessus des marécages, enfonçant dans quelques 30 mètres de limon des poteaux de bois. La cité lacustre de Venise était née. En l’an 500 la zone du Rialto était un lieu d’échange commercial.

La ville est un Duché Byzantin indépendant reconnu par l’Occident, aux portes de l’Orient.

Le 1er doge est élu en 697.

En 828 des marins volent la dépouille de Saint Marc à Alexandrie et la rapporte à Venise.

Au 11ème siècle, Venise est une ville florissante et puissante

Au 1104 l’Arsenal est crée. Il s’étend à Castello 3000 ouvriers construisent toutes sortes de bateaux et galères. Les galères voguent en Méditerranée pour le Commerce et la conquête de terre. L’explorateur le plus connu est Marco Polo. Il ira même jusqu’en Chine et reviendra à Venise d’un voyage d’une durée de 25 ans rapportant (soieries, épices, perles, coton, sucre, parfums, pierres précieuses). Depuis le Moyen-âge, Venise s’enrichit encore en transportant les croisés vers Jérusalem. Vers 1099, les vénitiens s’intéressent aux implications commerciales des croisades. La 4ème croisade s’arrêta à Constantinople. Venise, riche et sereine s’est constituée en République « La Sérénissime » . Vers 1850 à cette date Venise compte pas moins de 11650 courtisanes officielles, son déclin commercial commence à la Renaissance avec la découverte de l’Amérique. Elle fut détrônée par le port marchand rival de Gênes. Venise devint peu à peu une ville de fêtes, de processions, de jeux de hasard, des foires et des libertinages.

En 1797 le dernier doge Manin laisse Napoléon Bonaparte envahir la ville. C’est la fin de la République Sérénissime qui connaît la 1ère guerre sur son territoire et la perte d’œuvres d’art venant d’orient. Napoléon vole le quadrige de chevaux de bronze mais il est restitué par les Autrichiens. Entre 1848 et 1849 elle passe aux mains des français et des autrichiens. Elle rejoindra en 1866 l’unité italienne prononcée en 1860. Elle attire les écrivains, les compositeurs, les artistes pour sa beauté et son romantisme.

Au 20ème siècle pendant la période fasciste de Mussolini nait le port de Marghera. De même que les bateaux de croisière accostent dans le port maritime situé à proximité de la ville de Venise.

Les eaux hautes sont un phénomène de marée. Les marées hautes ou basses alternent tous les 6 heures. Le 4 novembre 1966 les eaux sans précédent inondant 16000 habitations et 1400 ans d’histoires détruites. Des sirènes avertissent les vénitiens 6 heures avant l’Acqua Alta. La ville s’organise (installation de passerelles, port des bottes en caoutchouc). Depuis le projet MOSE établit depuis 30 ans propose l’installation de 78 vannes qui fermeront les 3 bouches ou passes dans la lagune. Il permettra d’isoler Venise..

Venise comprend 7 quartiers (Sestière), cannaregio, Castello, Santa Croce, San Polo, San Marco, Dorsoduro ,Guidecca. Elle est formée par un ensemble d’îlots reliés par 400 ponts dont 3 le Grand Canal. 130 canaux et 3000 petites rues traversent la ville, 120 églises en pierre blanche d’Istrie.

Nous passons trois ponts dont le pont Della Paglia où nous pouvons voir le pont des soupirs. Je suis un peu déçue car le pont est en restauration et de nombreuses bâches l’entourent et gêne sa vue .Nous faisons quelques pas et passons près du pont Giardini ex Riali et nous découvrons ! C’est vraiment splendide. Il y a déjà en mai plein de tourismes sur la place San marco. Il y a des queues pour visiter la basilique San Marco, chapelle officielle des Doges servant de vitrines aux trésors volés comme les chevaux de bronze doré de Constantinople.

Elle fut édifiée en 828. Sur les tympans des portes de la basilique, on peut admirer les fresques du Jugement dernier. Je fais quelques photos et admire l’énorme campanile de la place San Marco, c’est un clocher de brique rouge de 99 m de hauteur, édifié en 888 et reconstruit en 1514. Il s’effondra à la surprise de tous en 1902. Il fut reconstruit. Au nord de la place, nous voyons la tour de l’horloge. Elle fut construite entre 1496 et 1506 par Mauro Codussi.

Elle porte l’inscription « Horas non numero nisi serenas » (je ne compte pas les heures heureuses)

Après quelques ballades dans les rues autour de la place San Marco. Nous quittons Venise et nous rentrons, il est 21 h00 par le Vaporetto LN jusqu’à Punta Sabbioni et le car jusqu’à Lido di Jesolo.

Le 18 mai 2011

 Une nouvelle journée s’annonce ensoleillée. Nous allons sur l’Ile San Giorgio Di Maggiore en face de Venise avec le vaporetto N° 2. Nous accostons à côté de l’église de San Giorgio di Maggiore conçue par Palladio en marbre blanc d’Istrie.

La façade supporte trois colonnes massives qui soutiennent le double tympan triangulaire où est représentée la Sainte Trinité. Derrière on peut apercevoir son campanile de 63 mètres, derrière l’église il y a la fondation CINI et son jardin.

A l’entrée de la Darsena de l’ile de San Giorgio di Maggiore , se trouve un petit phare blanc. Nous repartons de l’ile au bout d’une ½ heure. Nous allons nous promener sur l’ile de la Guidecca.L’ile de la Guidecca face au palais Ducal. Elle aurait été le premier lieu habité par les juifs de Venise. Palladio conçu les deux églises Redentore et zittele. La promenade sur la fondamenta delle zitelle était agréable avec le soleil.

De l’autre côté on distingue à l’extrémité la pointe de la Dogana Da Mar (arrêt obligatoire de tout navire pour les douanes) et l’Eglise Santa Maria Delle Salute. Sur la Zattere (nom donné à des radeaux de bois qui descendaient par flottage le fleuve po et s’amarraient ici pour décharger leurs marchandises. Sur la fondamenta nous pouvons voir l’église des Gesuatis, style haute renaissance, édifiée en 1724 par Giorgio Massari en remplacement d’un couvent de jésuite. Nous reprenons le vaporetto pour Venise arrêt San Zaccaria.

Nous nous enfonçons dans les ruelles de Venise jusqu’au quartier du Rialto, puis nous passons par la rue Marzaria dell orlogia, puis la rue Marzaria S Zulian. Nous passons le pont dei Baratteri. Je prends quelques photos car l’endroit est très joli et romantique, avec son sottoportegho dei acqua (passage couvert). De l’autre côté le petit pont dei Pignoli, puis la rue San Salvador et Campo San Salvador. Dans la rue C.Larga Mazzini et au coin de la Via 2 aprile, nous observons une salamandre en fer forgé appelée Marzarieta 2 aprile.

Nous remontons la rue Salizada Pio X jusqu’au Pont du Rialto. Ce n’est pas difficile de trouver le pont du Rialto, Nous suivons la horde de tourisme remontant cette rue. Le Quartier du Rialto est un quartier de commerce, restaurants. Le pont du Rialto était un pont de barques en 1172. Il fut remplacé par un pont levis en bois. Il fut incendié, écroulé maintes fois. Venise décide de faire construire un pont en pierre par l’ingénieur Antonio Da Ponte en 1591.il coûta 250 000 ducats d’or. Il fut le seul pont à enjamber pendant des siècles le Grand Canal.

Enfin de soirée vers 20h30 nous repartons vers Lido di Jesolo

Le 19 mai 2011 dernier jour de notre séjour et retour Avant 17h00

Une dernière journée s’annonce belle et ensoleillée. Nous partons à Venise et nous décidons de prendre la ligne N° 1 du vaporetto où nous descendons le Grand Canal de la place San Marco arrêt San Zaccaria au pont du Rialto. J’ai trouvé une place sur l’arrière du vaporetto pour faire des photos. Au bout de 20 minutes ; je découvre le grand Canal.

Il est considéré comme la plus belle avenue du monde maritime. Sa forme serpentaire est l’une de ses originalités. Il s’étire sur quelques 3800 mètres. Sa largeur est comprise entre 50 et 70 mètres selon les endroits et a une profondeur par endroit entre 5 et 10 mètres. Son aspect n’a pas changé depuis le 18ème siècle. Il offre un itinéraire montrant à chaque instant de perspectives magnifiques dans des styles totalement différents : byzantin, gothiques, Renaissance, baroque. Chaque palais, édifice qui borde le grand canal à un nom, et une histoire connue de tous les vénitiens. Le grand Canal compte 50 palais, 6 églises et 4 ponts

Exemple de palais bordant le Grand Canal.

Palais Ca’ Foscari placé dans la courbe du Grand Canai le palais des doges Francesco Foscari est resté identique depuis 1452. Archétype du palais de style gothique fleuri vénitien.

Les deux palais abritent l’Université de Venise et le bâtiment voisin la bibliothèque universitaire. A côté le Plazza Lore dan Corner construit au XVIIIème ne comportait à l’époque qu’un étage, il était polychrome et certains parties dorées. Ils représentent la Mairie de Venise avec la Palais Falsetto.
Nous sommes passées devant les palais abritant le conseil régional les palais Ca’Flangini et Ca’ Morossini Ferro Manolesso (palais datant du XVème siècle).

Nous nous arrêtons au pont du Riato où nous descendons la rue Saliz Pio X rue avec beaucoup de commerces de souvenirs, masques…puis nous nous arrêtons sur la place San Salvador et boire à une source. Avant de rejoindre où le vaporetto nous amène vers le Lido avant 17 heures. Nous partons de Jesolo pour l’aéroport de San Marco à 45 minutes de petit bus Mercedes..

Nous récupérons nos cartes d’embarquements auprès de notre représentant ABU, je réussis à avoir deux places N° 7 à l’avant d’un airbus A318 d’Air France ; nous partons de Venise Marco Polo avec 15 minutes de retard soit à 20h50. Le vol se passa très bien sans turbulences. A l’arrivée à PARIS à l’Aéroport de Roissy 1, nous devions faire un vrai parcours du combattant pour aller à l’aérogare B. a l’arrivée plus de bus Air France, ni de RER direct. Nous n’avions plus qu’à prendre une navette et aller à la gare du Nord prendre un taxi. Coût 1h30 du matin

Laurence 16 au 17 mai 2011

                                             



Publié à 14:39, le 5/05/2011, Venise
Mots clefs : basilique san marcogrand canalvaporetto


PROMENADE GD DU LUXEMBOURG ET LORRAINE 2010

 ESCAPADES AU LUXEMBOURG

Le 18 octobre 2010,
 
Je pris le TGV Est pour me rendre au Luxembourg à Luxembourg ville et à Hagen. Je devais arrivée à 10 h45. Le temps me paraissait rapide mais suite aux grèves concernant les retraites. Les manifestants avaient investis les voies de chemin de fer de plusieurs gares (Hagondange, Metz et Thionville).
 
Je n’arrivai qu’à 12h10 pour déjeuner. Le temps était maussade et gris. Nous déjeunâmes dans le quartier de la gare dans un restaurant asiatique.
Le Luxembourg est appelé d’Stad « la ville » et plus rarement nommée « la Gibraltar du Nord » d’une superficie de 51,46 km, vêtue de sa terre rouge, région longeant la frontière française au sud, parfumé des fraîches senteurs de la Moselle, couronnée par les Ardennes et où le cœur du « Bon Pays » bat au rythme de la Petite Suisse, à l’est de la frontière allemande.
 
Sa capitale Luxembourg ville naquit en 963 par Sigefroy du Luxembourg, comte ardennais qui prit le rocher du Bock suite à un échange avec l’Abbaye Saint Maximin de Trèves et implanta son château. Le territoire s’agrandit, notamment au Moyen âge jusqu’à devenir un grand duché.
 
Sa capitale est perchée au sommet abrupt des falaises des étroites vallées de l’Alzette et de la
Pétrusse. Les profondes vallées creusées par ces rivières sont étalonnées par de nombreux ponts et viaducs y compris le pont Adolphe bâtit en 1903 dont l’arche unique en pierre aurait l’entendue la plus importante du monde avec ses 84m65. La ville offre un choix architectural allant de l’art nouveau à l’art déco, puis à une architecture très contemporaine avec les faubourgs nouveaux dont le plateau de Kirchberg, lieu de l’administration. La ville est composée de 24 quartiers. Je ne visite que les quartiers les plus vieux qui attirent mon attention et sont plus digne d’intérêt à mes yeux.
 
Nous stationnons sur la corniche où nous avons une vue totale de la ville et de tous ses ponts.
Juste à côté, nous visitons la cathédrale du Luxembourg.
C’est une église mi renaissance, mi baroque qui devient une cathédrale en 1870. En 1794, elle abritera la patronne de la ville, Notre dame du Luxembourg, consolatrice des affligés. A l’intérieur chaque autel est orné de peintures religieuses naïves.
Nous reprenons la voiture pour aller voir le Palais Ducal, autrefois château des comtes du Luxembourg, le palais actuel date du 16ème siècle et est devenu le siège du gouvernement. D’ailleurs devant l’entrée un garde est en faction et le drapeau flotte au sommet du palais qui indique que le duc est présent. Puis nous allons voir la place Guillaume II où se trouvent l’hôtel de ville et aussi la place de Clairefontaine où se dresse un très joli bronze de la Grande Duchesse Charlotte,
Nous reprenons la voiture pour aller voir la ville basse du Grund.
La ville est entourée de fortifications militaires. La ville reçue ses fortifications de diverses occupations bourguignonne, autrichienne, française, allemande, espagnole, qui ont ponctué son histoire. Ses fortifications sont organisés en trois bastions composés de forts, de bastions aménagés à même la roche, on peut y voir les Casemates de Bock et de Pétrusse qui pouvait accueillir jusqu’à 1200 soldats. Ils furent modernisés par Vauban. Nous descendons au pied du Viaduc (Pulvermuhle) qui enjambe la vallée de la Pétrusse où nous pouvons voir dans la trouée des arbres les fortifications et les bastions de la ville. Au pied du viaduc, c’est impressionnant.
 
Le soir nous allons découvrir Hagen, charmant petit ville faisant partie de la commune de Steinfort à quelques kilomètres d’Arlon près de la frontière Belge. Nous faisons quelques courses dans un très beau centre commercial. Beaucoup des transporteurs routiers transitent par cette route.
 
Le 19 octobre 2010,
 Le lendemain nous partons vers la Lorraine pays que je n’ai jamais visité et que j’aimerais mieux connaître.
C’est à 11h15 que nous entrons dans le petit village de MILLERY grâce au GPS, nous trouvons facilement notre chemin le long de la Moselle ;
C’est un joli petit village lorrain au passé de chevalier templier où coule tranquillement la Moselle Je fais une halte chez mon ami Bernard mais hélas il n’est pas là à ma grande déception, Grâce à une petite prière, la pluie s’est arrêtée de tomber quelques minutes et je peux admirer le jardin de Bernard avec son joli magnolia. A Nancy, nous trouvons une place près de la Salle Poirel où Christian Delagrange chante ce soir pour des œuvres caritives au profit de la maladie orpheline Goujerot-Sjogren. Nous déjeunons dans une grande brasserie près de la FNAC, puis nous partons en quête d’un hôtel pouvant nous héberger quelques heures avant le spectacle. Nous allons à l’hôtel Foch. Nous allons avant visiter la place Stanislas sous la pluie ? Nous empruntons l’artère principale avec ses trolleys bus et ses SDF accompagnés de leur chien assis sous les portes cochères. Nous découvrons au détour d’une rue la place Stanislas et ses très jolies grilles dorées et tous ses hôtels particuliers. C’est Stanislas Leszczynski, ancien roi de Pologne, devenue duc de Lorraine en 1737 qui fit construire une vaste esplanade séparant la vieille ville de la ville neuve de Nancy qui glorifiait Louis XV.
Chacun des ses hôtels particuliers de même ordonnance fut construit par Emmanuel Here. Au sud de la grande façade de l’hôtel de ville qui est orné du blason des armes se Stanislas et du blason de la ville de Nancy. A l’est le grand hôtel, autrefois pavillon de l’Intendant Alliot et l’Opéra de Nancy et de Lorraine. A l’ouest le pavillon Jacquet et le musée des Beaux Arts. Au Nord se dressait une courtine unissant les bastions de Vaudémont et d’Haussonville..
Le tout entouré de grilles dorées dessinées par Jean Lamour qui leur donna une forme et un décor rappelant l’art rocaille. Il pleut et cela donne un certain charme
A 20 h30 nous allons écouter Christian Delagrange à la Salle Poirel.Il y a une superbe ambiance et très chaude. En fin de concert je retrouve Christian qui m’embrasse et qui est ravit que je sois venue malheureusement nous ne pouvons pas restés à cause de la route. Nous rentrons sur le Luxembourg il y a 130 km où le lendemain je retourne seule voir le pont rouge princesse Charlotte où je prends quelques photos de la ville et achète dans une petite surface un bouquet de fleurs.
 


Publié à 11:38, le 18/10/2010, Luxembourg
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CROISIERE SUR LE NIL/ LOUXOR-ASSOUAN 2008 1ere partie

 
 
divers Billets d'entrées sur les sites Egyptiens
 billets d'entree aux monuments
 
 
CROISIERE AU FIL DU NIL
 
Notre croisière sur le Nil se déroula du 8 mars au 15 mars 2008 de Louxor à Assouan sur le « Nil Star. Nous avons fait étapes dans les sites historiques sur les rives du Nil.
 
Aller
LOUXOR               Port de départ et d’arrivée) Marsa Wharf 7 km de la ville de 
                            Louxor
ESNA                    Ecluse (temple non visité) 6 heures d'arrêt
 
KOM OMBO          Temple ptolémaïque
 
ASSOUAN            Temple de Philae, petit et haut barrage, promenade en    felouque sur le nil autour de l'Ile Elephantine
 
ABOU SIMBEL    Temple de Ramsès II  et le petit temple
 
Retour
 
EDFOU                  Temple Ptolémaïque (nuit)
ESNA                     Ecluse
LOUXOR                Site de Karnak
                              Nécropole thébaine (vallée des rois,reines, nobles)
                             Temple de Medinet Abou, Temple d’Hatshepsout
                             à Deir el Bahari
                             Temple de Louxor (en ville)                                                                                     
 
Prévoir de 2h à 6 heures pour le passage de l’écluse d’Esna selon le flux des bateaux descendant ou remontant le Nil
 
Samedi 8 mars 2008 -1er jour Paris Orly Sud – Louxor
 
Vol sur la Compagnie « Air Méditerranée – Départ 6h20
Il est 2h00 du matin, nous avons peu dormi. Le réveil est bien difficile. Je suis très excitée à l’idée de partir en Egypte pour faire cette croisière avec ma mère et Yaya. Mon cousin Bruno nous emmène à Orly Sud. A 3h30, l’aéroport est désert vers les hall A,B,C. Seul le hall G est ouvert et il y a un monde fou qui se presse devant les comptoirs d’enregistrement. Toutes les destinations sont représentées : Le Maroc, l’Algérie, l’Egypte.
A 4h30, nous récupérons nos réservations (avion+bateau) au Comptoir des Tours Opérateurs dont « Nouvelles Frontières », Nous enregistrons les bagages puis nous allons vers le hall d’embarquement A19 puis nous passons les contrôles de la douane. Les mesures sont draconiennes (tous les bagages à main, vestes sont passé aux Rayons X)
Nous attendons le départ dans le hall d’embarquement. Enfin, un tableau d’affichage annonce les numéros de séries des sièges. C’est d’abord aux passagers ayant des places à l’arrière de s’installer.
Nous passons les dernières car nous avons des places à l’avant soit 7C,7D,7E. Nous arrivons dans l’avion. C’est un Airbus A321. Les sièges sont très serrés par rangée de 3,soit environ 180 passagers. Nous sommes reçus par le commandant de bord, Monsieur Philippe Bries, qui nous tient un joli discours en l’honneur des « dames » car c’est la journée de la femme.
Nous survolons la Suisse, La Grèce, La Crête, la Méditerranée avant de passer par le delta du Nil pour atterrir à Louxor vers 11 h00. Le vol est tranquille et nous permet de découvrir les côtes côté hublot. C’est vraiment très beau.
A l’arrivée à l’aéroport de Louxor, le commandant de bord nous informe que la température à l’extérieur est de 21°. Quand nous descendons sur le tarmac pour prendre la navette pour l’aérogare, il fait une chaleur à crever 35° et de la brume de chaleur.
L’aérogare est tout en long mais joliment décoré côté piste. Dans l’aérogare nous trouvons facilement le guide de Nouvelles Frontières qui nous remet les formulaires à remplir pour la douane (obtention de visa). Il ne faut pas oublier 2 photos d’identité lorsque nous voyageons avec une carte d’identité sécurisée. Les formulaires sont en anglais et ne sont pas trop difficiles à remplir. Les visas nous sont gracieusement offerts par les préposés. Nous retirons de l’argent aux guichets de courtage installés dans le hall. Le taux est de 8,23. Il est inutile de prendre beaucoup de livres égyptiennes car l'Euro passe mieux auprès des égyptiens. En plus les livres égyptiennes ne sont pas reprises lors de votre retour. La douane se fait rapidement et nous nous dirigeons vers le car qui va nous emmener à l’embarcadère du bateau qui se situe à 7 km de Louxor à Marsa Wharf.
A notre grande surprise, Le « Nil Star » est assez laid, d’un bleu sale délavé au lieu de blanc. Il paraît misérable par rapport aux autres bateaux immenses. A l’accueil du bateau, les réceptionnistes nous
prennent nos papiers d’identité (c’est une simple précaution au cas où nous perdrions nos papiers. Puis nous allons déjeuner dans la grande salle à manger avant de prendre possession de nos chambres.
La salle à manger est très grande. Les tables sont recouvertes de nappe bleu marine. Le personnel du restaurant est charmant et le service est bien fait. La cuisine est saine et très correcte. Toutes ces petites choses nous font oublier la médiocrité du bateau.
 
Après déjeuner nous prenons possession de nos chambres. C’est une chambre cabine à deux lits avec deux hublots sur le coté, composée d’une armoire et d’un coin coiffeuse avec la télévision. La télévision fonctionne que lorsque le bateau est à quai dans les grandes villes (Louxor, Assouan). Seule la chaîne TV5 monde est diffusée.
 
Nous attendrons le lendemain pour partir naviguer sur le Nil car le groupe n’est pas au complet et nous devons attendre d’autres personnes.
 
Dans l’après midi nous allons en taxi visiter la ville moderne de Louxor (413 300 habitants) Le taxi nous a pris 5 livres égyptiennes. Nous découvrons un temple ptolémaïque en plein cœur de la ville enchâssé dans des constructions modernes. Louxor est entrain de s’industrialiser : constructions bétonnées, fabriques de tuiles, briques. Les rues sont poussiéreuses et sales.
 
Nous allons à la gare de Louxor en quête de cartes téléphoniques pour la France. Nous trouvons un central téléphonique à l’intérieur de la gare qui vend seulement des cartes de la Compagnie « Télécom Egypt ». La gare est moderne mais un peu sale.. D’anciens trains avec des voitures de 3ème classe desservent la ligne Le Caire-Assouan . Dans une rue parallèle à la gare, nous découvrons des souks qui étalent ses babioles, ses étoffes et ses épices
 
Sur le boulevard longeant le Nil, nous sommes continuellement importunées par les félouquiers, les conducteurs de taxi ou de calèches
Nous regardons le temple derrière les grilles car il se fait tard et nous devons regagner notre bateau. Au retour sur les chapeaux de roues, on peut le dire car les taxis roulent vite et dangereusement au milieu,des charrettes, des cyclistes ou des piétons. Quand nous arrivons à Marsa Wharf nous cherchons notre bateau mais où est-il donc ? Nous retrouvons notre bateau caché par d’autres bateaux et nous sommes obligés de traverser les bateaux sur une planche en guise de passerelle. C’est le gag de la soirée.
 
Dimanche 9 mars 2008 Esna
Nous sommes partis vers 7 h30 de Louxor après avoir récupéré le reste du groupe qui arrivait de Paris. Nous sommes entrain de descendre le Nil jusqu’à l’écluse d’Esna.
 
Esna est une petite ville agricole bâtie sur les ruines grecques de la ville de Latopolis (le nom grec de la ville fut donné en honneur à la perche du Nil, (Lates niloticus).
 
Nous avons très mal dormi car une partie de la nuit, ils ont fait ronfler les moteurs afin de remplir les réservoirs du bateau de fuel. L’odeur était insupportable car elle était entrée par la climatisation. J’en avais mal à la tête.
 
Au déjeuner, nous arrivons en vue de l’écluse d’Esna, il y a bien 25 bateaux de croisière qui attendent leur tour pour effectuer le passage de l’écluse. En période de forte activité pas moins de 350 bateaux de croisière sillonnent le Nil. Imaginez l’attente. Nous mettrons 6 heures pour franchir l’écluse. A 18h45, enfin nous passons cette écluse. Il fait 35° et toujours cette brume de chaleur.
 
En descendant cette partie du Nil, nous découvrons des villages typiques de terres beiges ou colorées de vert, de rose d’où dominent les minarets des mosquées. Sur les berges des animaux s’abreuvent, des paysans cultivent la canne à sucre. Nabil, l’organisateur de Nouvelles Frontières nous présente l’équipe au complet 50 personnes dont 2 gardes armés de la Police de la Sécurité. Ils nous offrent une collation de karkadé (sirop d’hibiscus) en guise de bienvenue au bar du bateau.
Demain nous ferons notre première visite au temple de Kom Ombo ( 28.000 habitants).
 
Le soir, nous découvrons sur les lits de délicates attentions de la part du personnel de chambre. Ils nous font de très jolis motifs avec nos serviettes (cygnes, lotus, bonhomme). Je commence vraiment à aimer l’ambiance conviviale de ce bateau.
 
Lundi 10 mars 2008 – Kom Ombo – Assouan -Philae
 
Nous allons voir le temple de Kom Ombo et l’après midi nous naviguerons vers Assouan sur la rive droite du Nil soit 45 km et 167 km de Louxor, notre point d’attache.
Kom Ombo , à l’origine ce lieu s’appelait Noub (celle de l’or) qui fut traduit par Ombos en grec pour finir par Kom ombo. Dans l’antiquité, cette ville était un carrefour stratégique entre la Nubie et les déserts Arabique et Libyque, riche en minerais d’or.
Réveil ce matin à 6 h00, nous arrivons à peu de distance des bords du fleuve et nous apercevons le temple et ses colonnes dans le soleil voilé du petit matin. Nous prenons notre petit déjeuner sous forme de buffet à volonté. Il y a de tout : thé, café, chocolat, pains viennois, toasts, confiture, beurre, pâtisseries égyptiennes, cocktail de fruits frais (pamplemousses, oranges). Après le petit déjeuner copieux, nous nous apprêtons à partir avec les sacs à dos, des bouteilles d’eau minérale et les chapeaux car les températures sont en hausse. Sara et Achem spécialisés en égyptologie et parlant parfaitement le français seront nos guides. Ils nous séparent en deux groupes. Nous serons dans le groupe de Sara qui nous nommera « Les Lotus. Au pied du temple, il y a une nuée d’échoppes à touristes. Le temple est à quelques minutes de l’embarcadère où « le Nil Star » est amarré. A cet endroit le Nil offre sa courbe large et majestueuse.
Nous découvrons un temple tout à fait insolite en Egypte car il est consacré à deux divinités le dieu crocodile Sobek et Haroéris à tête de faucon. L’union des deux dieux est hautement symbolique : Sobek, une divinité aquatique et terrestre et Haroéris était un dieu aérien et solaire. A eux deux, ils représentent à la fois les puissances créatrices divines, le retour perpétuel des cycles de la vie et le maintien d’un équilibre, que ce soit matériel ou spirituel.
 Le temple fut édifié sous les Ptolémées et achevé à l’époque romaine de façon symétrique selon un axe principal. Chaque partie est consacrée, à droite à Sobek et à gauche à Haroéris.
 Le temple est donc agencé en double : pas de pylône, ni de mammisi, 1 cour, 2 salles hypostyles, 2 sanctuaires, 2 galeries intérieures et extérieures, des vestibules. Dans ce temple, nous ne verrons ni pylône, ni mammisi qui furent détruit par les crues du Nil.
 
La cour :  construite sous Tibère 1er après Jésus Christ, elle n’a conservé qu’un portique sur trois côtés dont il ne reste que des colonnes en tronçons qui ont gardé toutes leurs polychromies.
 
La première salle hypostyle composée de dix colonnes de forme campaniformes à chapiteaux ouverts qui montrent Ptolémée XIII devant Thot et Horus dans une scène de purification. Le plafond est soutenu par deux rangées de cinq colonnes lotiformes et aussi décoré de scènes cosmographiques.
 
Le pronaos ou La seconde salle hypostyle est plus petite mais possède les mêmes dispositions que la première salle. Des scènes d’offrandes sont gravées aux noms de Ptolémeé VI et VIII .
 
Deux sanctuaires : Les sanctuaires sont séparés en deux l’un pour Sobek et l’autre pour Haroéris. Il ne reste que les socles qui devaient supporter la barque sacrée.
 
La galerie intérieure, Les bas reliefs représentent des scènes d’offrandes de la procession du Nil et des porteurs de produits miniers.
 
La galerie extérieure présente sur les murs un admirable travail de gravure effectué par les ouvriers qui nous laissèrent un inventaire des instruments chirurgicaux (pinces, bistouris, trépans, ciseaux) ainsi que l’accouchement d’isis et de Nephtys. La déesse lionne Sekhmet est très présente dans ses bas reliefs.
 
A l’extérieur de l’enceinte en brique on a retrouvé une petite chapelle d’Hathor qui contenait une centaine de momies de crocodiles consacrés à Sobek. Deux momies de crocodiles sont exposées dans la chapelle.
 
Après les explications du temple, Sara, la guide, nous laissa ½ heure pour faire quelques photos. Je fis quelques photos et en redescendant vers l’embarcadère en pierre aménagé, nous découvrîmes une cabine téléphonique où nous pûmes joindre la France avec une carte de téléphone.
Nous repartons vers Assouan que nous atteindrons vers 11h30, et nous serons en Basse Nubie.
 
La Nubie est une région désertique qui s’étend d’Assouan, en Egypte (1ère cataracte) à Debba au Soudan (4ème cataracte). Les cataractes sont des chutes d’eau et une suite de petits rapides créer par des rochers granitiques qui obstruent le débit du fleuve. Elles sont au nombre de 6. La région se compose de la Basse Nubie (le Ouaouat) entre la 1ère et la 2ème cataracte et de la haute Nubie soudanaise appelée sous l’antiquité le pays de Kouch. Elle fut dominée pendant 1800 ans par les Egyptiens.
 
Assouan (246 500 Habitants) Elle constitue une frontière entre deux mondes : l’un civilisé et l’autre mystérieux qui s’enfonce dans les profondeurs de l’Afrique sauvage et désertique (La Nubie). Et, elle est la dernière grande ville en Egypte avant Wadi Halfa, à la frontière soudanaise, En son centre, l'île Eléphantine nom donné au lieu où l'on négociait de l’ivoire. Pendant l’antiquité, alors connue, sous le nom de Syène, sous les Grecs, c’était un carrefour commercial important où les Egyptiens achetaient ivoire, bois rares, parfums, encens aux nubiens.
 
Pendant le déjeuner, le bateau s’avance dans le port d’Assouan. Nous mangeons sur le sundeck. Il fait 38°. Le spectacle est saisissant de beauté car nous naviguons au milieu des felouques. Les felouques sont de petites embarcations à voiles latines triangulaires que l’on ne voit qu’en Nubie.
 
Dans l’après midi nous allons visiter le petit barrage et le haut barrage ainsi que le temple de Philae sur l’île d’Agilkia à 7km d'Assouan. Après le déjeuner, nous nous apprêtons pour la visite du petit et au haut barrage. Pour des raisons de sécurité nationale, nous ne pourrons pas filmer ni prendre des photos avec un appareil reflex. Un car égyptien nous conduit par la corniche au petit ou ancien barrage et au haut barrage. L’endroit est très beau car tous les arbres sont en fleurs (jacarandas, tulipiers, bougainvilliers violets et jaunes tout le long du parcours. Enfin nous découvrons la 1ère cataracte qui nous semble paisible, plein d’obstacles de pierres puis enfin le petit barrage.
 
Il fut édifié entre 1898 et 1902 d’une longueur de 2440 m et d’une hauteur de 45 m Sa capacité est de 5 milliards de M3. Malheureusement, ce barrage ne peut contenir les eaux des crues du Nil et ils ont dû bâtir un nouveau barrage au prix de l’expropriation de quelque 100 000 nubiens et de l’engloutissement de leurs moyens de subsistances ainsi que du passé historique qui saura sauvé par Madame Desroches Noble court, égyptologue française avec le concours de l’Unesco. Les Nubiens seront déplacés à Assouan, Kom Ombo.
 
Le haut barrage que nous abordons est grandiose. La digue est d’une épaisseur de 980 m à sa base et de 40 mètres au sommet et d’une longueur de 3830m et haut de 111m. Une centrale électrique de 2100MW fournit entre 10 et 20% des besoins énergétiques de l’Egypte. E n 1960, Les Russes financèrent la mise en œuvre du barrage. Avec ce barrage, il y a une énorme retenue d’eau appelé Lac Nasser dont je parlerais plus loin. D’ailleurs un peu au-dessus du barrage, à cette occasion, le pays fit ériger un mémorial de l’Amitié entre l’Union soviétique et l’Egypte. Il est représenté par un gigantesque fleur de lotus en acier. Puis nous partons prendre une barque à moteur pour l’île d’Agilkia au port de Shellal.
 
Après une courte traversée d’une quinzaine de minutes à bord d’une embarcation à moteur, nous découvrons au détour des rochers le temple de Philae juché au milieu de l’Ile d’Agilkia. Le spectacle est saisissant de beauté. Il est considéré comme la « perle de l’Egypte ». A l’origine le temple se trouvait sur l’île de Philae qui était plus vaste, à la suite de la construction de la digue du haut barrage de 1972 à 1980, le temple fut démonté pierre à pierre pour être déplacer 300 mètres plus loin sur l’île d’Agilkia car les crues des eaux du Nil recouvraient le temple. Il fut construit par Nectanebo Ier (380-382 av-Jc) et agrandit par les Ptolémées et les romains. C’est un temple ptolémaïque qui mesure 400 m de long et 135 m de large. Après avoir accosté par le côté sud-est de l’Ile, nous empruntons la passerelle pour accéder au temple.
Nous commençons notre visite par :
 
Le Pavillon de Nectanebo 1er : Le visiteur est accueilli par la déesse Hathor dont l’effigie surmonte les chapiteaux composites. Ce kiosque est précédé de deux obélisques dont l’un est partiellement conservé. Il date du 4ème siècle avant JC.
 
Portique occidental du dromos : le portique est composée de 31 colonnes aux chapiteaux greco-romains, tout différents, inscrits de noms d’empereurs. A l’est le portique de 16 colonnes en façade reste inachevé.
 
Le temple d’Isis est encadré par deux petits temples qui honoraient des dieux nubiens Arensoupolis, Mandoulis .Il est précédé du dromos bordé de deux colonnades édifiées par Auguste.
 
Le premier pylône fait 18 mètres de haut et est orné d’un bas relief représentant le roi Ptolémée XII massacrant un prisonnier. Ils étaient flanqués de deux obélisques (ceux de Kingston hall en Angleterre) et de deux lions. Dans le môle de gauche, une porte nous conduit à la chapelle de naissance (mammisi) 
 
Le Mammisi : Grand édifice composé de 10 colonnes hathoriques. Il fut construit sous l’époque ptolémaïque et achevé sous Tibère. Des rituels avaient lieu pour célébrer la naissance d’Horus.
 
Le Second pylône de 13 mètres de haut est orné de bas reliefs représentant Ptolemée XII massacrant ses ennemis. Par ce pylône on accède à la salle hypostyle
 
La salle hypostyle regroupe 10 colonnes. Elle devint une église copte en 557.
Les religieux coptes y laissèrent la marque de la croix copte sur les murs. Sous un porche, nous voyons une plaque qui nous indique la venue de Napoléon Bonaparte avec son armée en 1798.
 
Le sanctuaire abritait dix chambres à décoration liturgique. Autrefois il y avait une statue de la déesse en or (aujourd'hui exposée au British Muséum). C'est aussi là que reposait la barque sacrée. 
 
Puis nous traversons la cour pour aller au Nilomètre.
Le Nilomètre est un instrument en forme de réservoir rond qui servait à mesurer les crues du Nil (période et durée) et qui étaient situé au bord du fleuve.
 
Vous verrez au bord de l'eau ce pavillon en forme de portique rectangulaire composé de 14 colonnes à chapiteaux s'étageant en ombrelles de papyrus de taille croissante entre lesquelles s'intercalent des boutons floraux. C'est le fameux kiosque de Trajan ou "lit du pharaon". C’est l’un des plus élégants et romantiques monuments du Site. Il fut bâti vers l’an 100 de notre ère. Les murs offrent des scènes d'offrandes à Isis, Osiris et Horus. Les processions qui se rendaient sur l'île accostaient ici et passaient vraisemblablement sous ce kiosque. Il se peut que ce petit kiosque est accueilli la barque sacrée. De ce point de vue on peut voir tout près l’île de Biga.
 
La beauté du site fit venir beaucoup d’écrivains dont Pierre Loti en 1907 qui écrivit la « mort de Philae » en voyant le temple enfouit sous les eaux des crues du Nil.
 
Sara notre guide nous laisse une heure pour admirer et photographier le site. Puis nous quittons Philae et prenons à l'embarcadère notre bateau à moteur vers Shellal où notre car nous attend. Au loin le temps change. C’est le vent de sable du désert qui arrive et le ciel est sombre. Nous rentrons au bateau. . Demain nous nous lèverons très tôt car nous allons au temple d’Abou Simbel (6262 habitants) sur la rive gauche du Lac Nasser.
 
Mardi 11 mars 2008 Abou Simbel
Ce matin, levée à 3h30 du matin, pour Abou Simbel. C’est un peu dure ! dure !
Nous emportons notre oreiller dans le car et notre petit déjeuner dans des paniers pique nique en carton.
A 4 h00, nous commençons à partir, une file de 40 cars s’égrènent sur la route. Dans chaque car un homme en arme est présent. Abou Simbel est à 280 km au Sud d’Assouan et à 70 km de la 2ème cataracte presque à la frontière du Soudan. D’ailleurs, nous verrons une file de camions attendant le passage de la frontière qui n’est qu’à 20 km. La route est un long ruban très carrossable , droit et monotone où de chaque coté, il y a des dunes de sable, des monticules de pierre et des chiens errants qui attendent le passage des convois. Ce sont les déserts lybique et arabique. Tout le monde dort dans le car, la bouche ouverte car il fait déjà chaud. Avant l’arrivée, nous prenons notre petit déjeuner. Au bout de 3 heures de route, nous sommes sur le site d’Abou Simbel. Ils nous faut monter quelques minutes pour accéder au site. Le site est très impressionnant lors que l’on arrive jusqu’à l’esplanade. Abou Simbel deviendra très célèbre dans toute l’histoire de l’empire d’Egypte pharaonique jusqu’au monde contemporain. En 1960, le président Nasser fit construire le Haut Barrage au Nord du Lac pour produire de l’électricité pour le pays et une partie de la Nubie et fit un immense lac de retenue appelé « Lac Nasser «  d’une capacité de 157 billions de m3 d’eau et d’une superficie de 6000 km2 dont 1/3 en pays soudanais et de 10 à 30 km de large. Depuis la création du lac artificiel les crocodiles y sont revenus.
 
En mars 1960 l’égyptologue française Madame Desroches Noblecourt alerte l’opinion internationale et l’UNESCO de la menace d’engloutissement des temples situés sur les bords des rives. Une vingtaine de temples seront sauvés des eaux dont Philae, Abou Simbel. Ils seront démontés pierre à pierre en plus de 1036 blocs pesant chacun environ 30 tonnes.
Les travaux commencèrent en 1963 jusqu’en 1972. Ils mobilisèrent près de 900 personnes pour cet immense ouvrage. Aujourd’hui les deux temples d’Abou Simbel sont adossé à une colline artificielle qui est en réalité une voûte en béton de 65 m.
 
Le Pharaon Ramsès II de la 19ème dynastie (-1304/-1213) fit construire deux temples pour honorer les divinités Ré-Horakhty, Amon, Ptah et Ramsès II divinisé ainsi qu’un autre temple plus petit en l’honneur de son épouse royale la belle Néfertari.
 
Le grand temple qui fut entièrement creusé dans la falaise de gré, appelée Meha. Il est composé d’une façade, d’une grande cour, d’une salle hypostyle, du naos
 
La façade est taillée en pylône (33m de haut sur 38m de large) et est ornée de 4 colosses de 20 mètres représentant Ramsès. Au pied des 4 colosses, figurent la famille royale : Néfertari, l’épouse du roi, Touyi, la mère du roi. Au-dessus de la porte, une niche abrite l’image de Ramsès 2 sous les traits du dieu a tête de faucon Ré - Horakhty. La corniche est sculptée de 23 statues de cynocéphales dans l’attitude d’adoration du soleil.
 
La grande salle hypostyle ou pronaos : 18 mètres de profondeur dont le plafond est décoré de vautours représentant le ciel. Il est soutenu par 8 colosses de 10 mètres représentant Osiris sous les traits de Ramsès II. Ils sont coiffés dans la moitié sud du pronaos de la couronne blanche de Haute Egypte et dans la partie nord de la couronne rouge de la Basse Egypte. Sur les parois des murs sont recouvertes de bas reliefs remarquablement conservés de la bataille de Qadesh (le roi sur son char , bandant son arc vers un ennemi.)
 
La seconde salle hypostyle soutenu par 4 piliers de sections carrées recouverts de peintures représentant le pharaon en compagnie de divinités. Le vestibule conduit au Naos.
 
le Naos : Quatre statues sont taillées dans la paroi rocheuse au fond du temple. Du sud au Nord, on peut identifier les dieux Ré-Horakhty, Amon, Ptah et Ramsès II divinisé, assis sur un siège commun. Deux fois par an, aux équinoxes, les rayons du soleil levant pénètrent dans l’axe du temple pour venir illuminer 3 des 4 statues. Seule Ptah reste dans l’ombre. Elle est considérée comme le dieu des profondeurs ( les 20 février et 20 octobre.)
Je suis terriblement émue et impressionnée de voir ces choses gigantesques. On ne peut vraiment se l’imaginer ! .
 
Le petit temple ou temple d’hathor. Il fut construit à 135 m au nord du grand temple dans la falaise nommé Ibshek et dédié à la grande épouse royale Néfertari. Il est composé d’une façade, d’une grande cour, du naos
 
La façade
La façade nous paraît moins impressionnante que celle du grand temple.
6 colosses debout de 10 m de haut (de gauche à droite Ramsès 2 est coiffé de la couronne blanche de la Haute Egypte et de Néfertari vêtue d’un costume d’Hathor et coiffée de cornes et de hautes plumes et du disque solaire.) furent intégrés dans la façade. Chacune d’elles sont séparées par d’importants contreforts ornés de profondes inscriptions hiéroglyphiques. Sur le bandeau de l’entrée est inscrit «  Vive le dieu accompli qui réduit en poussière les aounou (nubiens), le souverain de la haute et basse Egypte, aimé d’Amon, doué de vie à jamais ».Une frise de cobra protège le temple.
 
Le pronaos ou la salle hypostyle dégage un charme indéfinissable. Elle est soutenue par 6 colonnes hathoriques taillés dans la roche. Le visage d’Hathor sculpté en relief fait face au passage central.
 
Un large vestibule est orné de jolies scènes de couronnement de Néfertari par les déesses Hathor et Isis.
 
Le naos : Entre deux piliers hathoriques au fond du temple, une statue de la déesse Hathor semble émerger de la roche
 
Les guides nous laisse une heure pour faire nos photos et redescendre vers la sortie des cars. Nous nous arrêtons au bord du lac Nasser dans un endroit aménagé pour les touristes. L’air y est frais. Des chiens errants quémandent de la nourriture. Ils sont très maigres.
 
Vers 10 heures nous reprenons le chemin du retour en convoi militaire. En cours du voyage, nous fûmes privés d’air conditionné pendant 30 minutes. L’air y était irrespirable tellement le soleil tapait. Puis l’air conditionné est reparti.
 
Nous arrivons à 13h30, pour déjeuner. A 15 h00, nous ferons une promenade en felouque.
Nous embarquons sur une félouque. Il y a peu de vent. Nous naviguons la voile latine déployée au milieu d’autres felouques. C’est un moment de magie !! Nous croisons l’île Eléphantine, L’île Kitchener ou île des fleurs avec son jardin botanique et son arbre rempli de hérons garde-bœuf. On peut admirer sur la rive gauche le mausolée de l’Agha Khan III au loin (il ne peut être visiter) et sur les hauteurs le monastère de saint Siméon et l’hypogée des Princes. J’ai adoré cet instant inoubliable et magique où le temps semble s’arrêter . Au retour ce soir nous irons à une fête de musique nubienne. Leur folklore a des accents très africains.
 


Publié à 09:38, le 16/07/2008, Egypte
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CROISIERE SUR LE NIL/ ASSOUAN - EDFOU-LOUXOR 2008

Mercredi 12 mars 2008
 
ASSOUAN-EDFOU
 
Dernier jour à Assouan. Je me plais bien à Assouan. C’est une ville de détente à caractère africain où le climat est sec et l’air y est pur avec des paysages de rêve, des felouques qui sillonnent le Nil. C’est une ville riche en fleurs qui donne à Assouan ce charme indéfinissable. Ce matin, une partie du groupe est allée visiter le village nubien et nous avons eu quartier libre jusqu’à 10 h30. Nous faisons une promenade jusqu’à l’hôtel Old Cataract. C’est un palace qui date des années 1899 . Il domine la corniche de la ville. L’intérieur a gardé son charme oriental (moucharabieh, marbre poli, vitraux teintés, plafonds, voûtes polychromes. L’hôtel Old Cataract a été fréquenté par Agatha Christie qui écrivit une partie de son roman « Mort sur le Nil » en 1933. Si on n’est pas des pensionnaires, les gardes de la Sécurité ne laissent entrer personne à l’intérieur. A 10 h30 nous repartons   en direction du Temple d’Edfou que nous atteindrons à 19h00 soit 108 km de Louxor.
 
A 19h30 nous appareillons à Edfou, et nous allons visiter le temple aux lueurs des projecteurs. Nous prenons des calèches bringuebalantes tirées par des chevaux maigres et faméliques. J’ai mal au cœur pour eux. Il ne respecte pas les animaux et pourtant sous l’empire pharaonique, c’est le pays qui a honoré le mieux ses animaux : les chats, les crocodiles, les faucons, les singes, les chiens.

Nous traversons au petit trot la ville avec des nuées de gosses accrochées à la calèche. Ils veulent des stylos ou des crayons.
 
 Edfou (50 000 habitants) est une ville très importante dans l’étape des croisières à cause de la célébrité de son temple le mieux conservé d’Egypte. C’est une ville qui a eut un passé antique très important.
 
Aujourd’hui cette ville provinciale agricole et sucrière (on y distille la canne à sucre.) Avant de s’appeler Edfou, elle fut appelée Djebaou puis Atbo en copte. Les Grecs qui avaient identifié Horus et Apollon l’appela « Apollonopolis Magna. Elle était très riche en blé et était une ville au débouché des pistes caravanières venant du désert et, des mines d’or de la Nubie.
 
Arrivée au temple, il est tout illuminé. Je reste ébahie par ce splendide spectacle.
Le temple ptolémaïque d’Edfou est dédié à Horus de Behedet. Il mesure 137 mètres et est le grand temple après Karnak .Il fut édifié entre 237-57 avant Jésus christ sous Ptolémée III. Il fut désensablé par l’Egyptologue français Auguste Mariette en 1860. Il est composé de 2 pylônes et d’une cour, 2 salles hypostyles, de chapelles, du Naos , et de la galerie de la victoire.
 
Nous longeons le monument et passons sous le pylône au travers d’une porte pour arriver jusqu’à l’esplanade située à l’arrière du temple.
 
Les pylônes : 36 mètres de hauteur. Ils sont ornés de scènes de massacre ou le roi Ptolémée XII sacrifie des ennemis devant Horus et Hathor.
 
Grande Cour : un portique bordé sur trois côtés dont la voûte est supportée par d’immenses colonnes à chapiteaux palmiformes, papyriformes, et lotiformes sculptées. Le mur du fond est dégagé et percé en son centre par une porte qui donne accès à une première salle hypostyle.
 
Première salle hypostyle ou pronaos : de chaque côté de l’entrée du pronaos, deux statues du dieu Horus coiffé du nemès et du Pschent garde à gauche l’entrée. La façade est formée de 6 colonnes à chapiteaux palmiformes et floraux avec des murs d’entrecolements laissant la lumière du jour passée. Le plafond du est soutenu par 12 colonnes à chapiteaux floraux composites et est décoré évoquant le ciel
 
La seconde salle hypostyle, de taille plus modeste que la première, contient dix colonnes.
 
Une salle centrale ou antichambre contient en son centre le sanctuaire d’Horus. Elle contient plusieurs petites chapelles dont celle du fond abrite une magnifique barque funéraire.
 
Le naos est situé au fond. Il conserve un monolithe de granit noir de 4 mètres de haut de Nectanebo II
 
La Galerie de la Victoire  : entoure le bâtiment situé au-delà du pronaos, à l’intérieur du mur d’enceinte. Les parois de cette galerie sont couvertes de bas reliefs dont l’épisode du mythe d’Isis. Leur fils Horus armé d’un harpon tue le dieu Seth représenté par un hippopotame
 
Nous terminons cette visite et nous prenons ½ heures pour faire quelques photos de ce magnifique édifice, puis nous reprenons la calèche jusqu’au bateau
 
Jeudi 13 mars 2008 ESNA - KARNAK
 
Nous allons naviguer tôt ce matin et nous allons passer l’écluse d’Esna puis nous arriverons à notre port d’attache de Marsa Wharf et puis nous irons visiter le site de karnak.
Ce matin nous nous réveillons à 8 heures. Le vent souffle du nord et forme des vaguelettes qui font doucement bouger le bateau. La température est un peu tombée 33°
Ce sera une mâtinée plutôt calme. Nous allons visiter la cuisine et faire des boulettes (chichtaouks), puis certaines continueront leurs visites vers le poste de pilotage.

Vers 10h30, nous nous dirigeons vers la cuisine. A notre grande surprise la cuisine est très propre et bien tenue. Dans la salle à manger , nous roulons des boulettes de viande que nous mangerons ce midi. Je ne vais pas au poste de pilotage car l’accès se fait par une échelle de coupée. Je n’aime pas trop ce sport !!
Vers 14 h30 nous partons jusqu’à Karnak. Sous l’antiquité le nom de Karnak est Karnak Ipet Sout (la plus vénérée des places » désigne le centre du monde. C’est le lieu où le dieu primordial Amon (« le caché »), après s’être crée lui-même, a appelé à l’existence toutes les choses et les êtres qui peuplent notre monde. Karnak fait partie de la ville de Louxor.
 
 
A 2 km au nord du temple de Louxor, le site de Karnak s’étend sur 123 ha et se compose de trois grands ensembles délimités par de hautes enceintes en brique crue, dédié par des dizaines d’édifices culturels.
Au nord, le temple d’Amon est le plus vaste. Il mesure 1.5 km de long sur 700 m.
L’entrée du temple se fait par un dromos :
 
Un dromos ou allée bordée de 40 sphinx à l’effigie du dieu Amon (corps de lion portant une tête de bélier à cornes recourbées et d’autres à tête humaine à l’effigie de la déesse Moutou. Chacune de ces statues tient dans ses pattes, en signe de protection une statuette de Ramsès II
 
Le temple est composé en 3 parties distinctes entourées chacune d’une enceinte en brique crue. Le grand temple d’Amon occupe un vaste domaine de 2400 m et percée de 8 portes. Il occupe la place principale du site. Le temple possède 10 pylônes, une cour, une salle hypostyle.
 
Le 1er pylônemesure 34 mètres de haut et a été édifié par Nectanebo II. Il ne porte aucune gravure .Entre le 1er et le 2ème pylône éloigné de 80 mètres s’étend une cour bordée de deux portiques édifiés sous Chéchonq 1er . A gauche de cette cour , il y a deux temples           
 
Le temple de Sethi II
composé de 3 chapelles accolées consacrées à la triade Thébaine Mout, Amon, Khonsou
 
Le temple de Ramsès III
il fit construire une réplique d’un temple destiné aux barques de la triade thébaine. D’une longueur de 60 mètres, le bâtiment comprend une cour entourée sur 3 côtés, d’un péristyle orné de statues de Ramsès III, un vestibule soutenu par quatre colonnes, une salle hypostyle de 8 colonnes et 3 chapelles destinées à recevoir la barque sacrée.
Au centre de la cour s’élevait la colonnade papyriforme du kiosque de Taharqa (XXVè) dont il reste qu’un
Pilier debout
 
2ème pylône est attribué à Horemheb. Devant le pylône se dressent de deux statues de Ramsès II en granit rose de 15 mètres en compagnie de sa fille Bentata. l’une des statues fut usurpée par le grand prête Pinedjem 1er qui occupe le centre de la cour
 
la grande salle hypostyle. Quand j’entre dans la grande salle, je suis fascinée, bouché bée par cette salle Elle est vraiment grandiose. Elle pourrait contenir aisément la Cathédrale Notre Dame de par ses mesures extraordinaires. Cette salle mesure 102 m de large sur 53 m de profondeur et d’une superficie de 5356 m2. Une forêt de 134 colonnes papyriformes de calcaire qui devait supporter une toiture m’offre son merveilleux spectacle. Elle est appelée « le temple de Sethi-merenptah est glorieux dans la demeure d’Amon »Elle fut bâtie sous plusieurs pharaons Sethi 1er, Ramsès II et Aménophis III. La décoration des colonnes et des architraves reste encore visible avec leurs couleurs bleutées et ocres. Tous les murs sont décorés de bas reliefs : hommage rendu par le pharaon à Amon-Ré et Mout, la campagne militaire de Sethi 1er contre les Hittites et les Libyens. Côté du mur sud, le bas relief illustre la bataille de Qadesh avec Ramsès II.
 
3ème pylône, a été édifié sous Aménophis III, non loin du 4ème pylône de Thoutmosis Ier qui constituaient la façade du temple pendant la première période de la XVIII dynasties, formant une cour (cour d’Aménophis III) . Autrefois 4 obélisques de granit rose la dominaient deux de Thoutmosis III(1458-1425 av.J-C.) et deux à l’entrée du temple de Thoutmosis 1er
 
Un énorme scarabée posé sur un pied porte bonheur en rendant les femmes fertiles si on tourne sept fois autour.
 
Entre le 4 et 5 ème pylône, tous deux érigés par Thoutmosis 1er se trouve un espace tranversal qui, comme la cour précédente, est relativement étroit. Ce vestibule décoré de 14 colonnes papyriformes de Thoutmosis III appelé primitivement Ouadjt « la verdoyante »
 
6ème pylône, ils sont aujourd’hui que des éboulis de pierre. Il est conservé la fameuse liste des peuplades vaincues avec les cartouches des villes et des peuples soumis.
 
Les 7ème, 8ème, 9ème et 10 ème pylône appartiennent à l’allée des processions. Au-delà, une allée de sphinx criocéphales conduisait au temple de Mout. Chacun avait son lac sacré
 
Nous restâmes 1 heure pour effectuer nos photos . Nous rentrons au bateau où ce soir nous aurons une soirée déguisée.
Après dîner, nous avons enfilés nos costumes .Ma mère portait une robe 1925 et moi et yaya avions des tuniques et des turbans. La fête fut un bon souvenir que nous gardâmes sur papier glacé
Demain sera une grosse journée à la Nécropole de Thèbes.
 
Louxor fut appelée Ouaset la ville du sceptre. Elle sera Diospolis magna puis Thèbes. Homère nomma Thèbes la ville aux cent portes. Thèbes résista à la domination Hyksos. Les Egyptiens fondèrent une nouvelle dynastie : la XVIIIème . Au début du nouvel empire, Thèbes devint une métropole sous le règne des XVIIIème, XIXème dynasties. La ville s’étend entre Louxor et Karnak. Elle devient plus au nord la nécropole thébaine.
 
Vendredi 14 mars 2008 LA NECROPOLE THEBAINE
 
Comme toutes les villes musulmanes, les magasins sont fermés le vendredi sauf quelques échoppes à touristes et les banques.
Nous nous réveillons à 6 heures et prenons le petit déjeuner. Nous nous apprêtons à partir avec les sacs à dos, des bouteilles d’eau minérale et les chapeaux car les températures sont en hausse et notre mâtinée va être chargée en visites (colosse de Memnon, Vallée des rois (tombes), la vallée des nobles, Medinet Abou et Deir el Bahri)
 
La nécropole thébaine est située dans une vallée appelée Biban El Molouk (les portes des rois). Elle est le fruit d’une érosion qui a ouvert d’étroits passages dans les massifs calcaires de la chaîne libyque. Longue de plusieurs kilomètres on y découvre quelques trous qui ont servi de tombes. Sur la route à droite en venant de l’Ouest, nous nous arrêtons devant :
 
les colosses de Memnon.
situés sur la rive du Nil, A l’origine ces 2 énormes statues colosses précédée le premier pylône du temple d’Aménophis III. Ce temple a qui appartenait ces deux colosses fut complètement détruits. Ces 2 statues en blocs de quartzite rose de 16m,60 et de 720 tonnes représentent le pharaon Aménophis III coiffé du némès. Au pied des colosses d’autres statues de la famille royale : Moutemouia, Tiyi. L’une des statues est en cour de restauration, des échafaudages l’enlaidissent.
 
En montant à la nécropole , nous y voyons la maison d’Howard Carter qui découvrit la tombe de Toutankhamon en 1922.
 
Nous arrivons enfin sur une plate-forme où un mignon petit train nous attend pour nous conduire à l’entrée de la nécropole où un choix de tombes royales s’offrent à nous en principe vous pouvez en visiter 3 ou 4 dont celle de Toutankhamon. Les tombes sont creusées profondément dans la montagne. Leur accès est aménagé par des escaliers. Toutes les tombes ne sont pas ouvertes au public. Il est formellement interdit de filmer ou de photographier les bas reliefs dans les tombes. Nous ne ferons pas la visite de la tombe de Toutankhamon car elle est pratiquement vide et peu intéressante. Beaucoup d’objets sont au Musée du Caire. Nous ferons celle des Ramsès I, II, IX
 
La tombe de Ramsès I est une petite tombe découverte en 1817 par l’Italien Giovanni Belzoni. Elle est située au bas d’un grand escalier. Elle possède de magnifiques peintures murales représentant : la barque de Ré, Anubis accueillant Ramsès 1er et des scènes du livre des portes. Au centre se trouve un sarcophage de granit rouge entièrement décoré de scènes d’où figure le roi en présence des dieux Ptah, Osiris, Maat , Anubis.
 
La tombe de Ramsès II Ramsès II est le pharaon qui a régné le plus longtemps. Sa tombe est restée longtemps fermée et les peintures sont assez belles mais très dégradées. On peut y voir : le livre des Portes, le livre de l’am-douat, le livre de la vache du ciel, et le rituel de l’ouverture de la bouche.
 
La tombe de Ramsès IX est l’une des plus belles tombes longue de 86 m. On y accède par des escaliers profonds. On peut y voir au second corridor une partie du Livre des Cavernes, la Litanie de Ré et le Livre des Morts. Dans le 3ème corridor, le livre de l’am-douat est représenté dans une chambre voûtée. Elle montre une voûte étoilée et la double représentation de Mout. On remarquera des représentations de prêtres vêtus de peaux de panthères sur les flancs de la porte des salles à piliers.
 
En redescendant nous passons devant la vallée des Nobles et nous nous arrêtons voir la tombe du vizir Ramose
 
Nous nous arrêtons au bas du village de Sheikh Abd El Gourna. C’est un village typique de terres beiges ou colorés ocre, rose, bleu sur une colline divisée en 3 secteurs : le grand enclos à flanc de colline, le petit enclos cerné par un mur bas et le village où une multitude de tombes avaient été mis à jour dans les contreforts de la chaîne libyque. Au bas du village nous apercevons une  mosquée colorée de bleu. Les tombes sont souvent annexées à la structure domestique et les villageois se considèrent comme leurs gardiens. Dans les rues du village, des enfants pauvres essayent de vendre des copies de statues, de bas reliefs en albâtre façonné dans les ateliers du village. Arrivant à la tombe de Ramosé
 
La tombe de Ramose. Ramosé fut gouverneur et le vizir de la ville de Thèbes sous le règne d’Aménophis II et IV. La tombe resta inachevée. Un grand vestibule transversal est très intéressant car on peut y voir quatre rangs de quatre colonnes papyriformes finement décorées de scènes. Six autres colonnes vont rester au stade de l’ébauche. Sur les murs les représentations ont pour thème le banquet funèbre du haut dignitaire accompagné des célèbres pleureuses, des scènes d’offrandes et des rites funéraires. Ces dessins sont dans le plus pur style amarnien. Cette tombe ne servit jamais car Ramosé du rejoindre Aménophis IV Akhenaton à Tell El Amarna.
 
Vraiment le spectacle est splendide et on n’en a plein les yeux
 
En redescendant nous décidons de faire 2 excursions supplémentaires non-programmée avec Achem afin de visiter Medinet Abou et Deir El Bahri, temple d’Hatshepsout.
Le nom d'origine, Iat-Djamet, simplifié en Djêmé, devint en grec Thêbai.

On ignore l'origine du nom arabe, Medinet Habou, la "cité d'Habou" mais il y a peut-être un lien avec le temple funéraire d'Amenhotep, fils de Hapou, situé non loin de là.
 
C’est le site le plus grand après celui de Karnak avec les montagnes thébaines et le village de Kom Lolah en fond. Il est voué au culte d’Amon.
Les statues colossales qui reposaient sur les banquettes au pied des deux tours ont disparu. Cette construction carrée, construite sur le modèle des migdol (forteresses syriennes que le monarque égyptien découvrit lors de ses campagnes militaires) comportait plusieurs chambres dont les murs étaient ornés de scènes représentant le roi parmi ses femmes dans son harem. Le corps de garde, formé de deux tours basses crénelées, encadre l'imposante porte de la forteresse d'entrée et le pavillon royal à deux étages dont les tours culminent à plus de 22 mètres.
 
Le premier portique est précédé d'une esplanade qui héberge le petit temple d'Amon, à droite, et les chapelles funéraires des Divines Adoratrices d'Amon des XXVème et XXVIème dynasties.
 
Les chapelles des divines adoratrices : les divines adoratrices étaient les épouses mystiques d’Amon. Elles jouaient le rôle de chanteuses sacrées. Ces deux petits édifices sont réservés à Aménardis, fille du roi Kasta et Chepenoupet fille de Piankhy
 
Ramsès III fit construire un temple funéraire de 7 ha. L'ensemble le plus considérable des vestiges de l'Egypte ancienne après Karnak, à l'emplacement de l'un des sites primitifs de la religion thébaine, étroitement associé au culte d'Amon. ;
 
Medinet Abou s’inscrivait dans une enceinte de briques crues de 310 mètres de long sur 220m de large. Il était composé d’entrepôts, d’ateliers, de logements, de bâtiments administratifs. A l’époque de Ramsès III, un canal reliait le temple au Nil, aujourd’hui il est ensablé. Le temple de Ramsès faisait vivre 62626 personnes
 
1er pylone: marque l’entrée. Ses massifs sont ornés de bas-reliefs représentant Ramsès III s'opposant aux Syriens et Libyens.
 
La première cour fait suite au premier pylône. Elle est flanquée sur sa droite de piliers de Ramsès III représente en position osiriaque mais vêtu du pagne royal et coiffé de la couronne solaire et sur sa gauche d’une ligne de colonnes papyriformes qui sont magnifiquement décorés. Elles ont gardées encore toutes leurs couleurs.
 
2ème pylone : Le second pylône les bas reliefs représentent le massacre de prisonniers
 
une seconde cour dans laquelle se trouvaient autrefois des colosses royaux. L’ensemble de ces cours a conservé sa couverture ce qui a protégé durablement les fresques et reliefs du temple. Ainsi on peut admirer des plafonds au bleu profond constellés d’étoiles, des scènes religieuses et militaires sur les murs qui ont gardé une fraîcheur extraordinaire. Les étapes de la Belle Fête de la Vallée ornent les murs de cette cour. Les statues élevées devant les piliers seront détruites à l'époque chrétienne pour permettre la construction d'une église.
 
La grande salle hypostyle
La grande salle hypostyle, dotée de six rangées de quatre colonnes chacune, est flanquée de salles destinées aux ancêtres du roi. Les colonnes et les architraves sont magnifiquement décorées et on peut admirer les couleurs rouges, bleues, ocres qui sont encore très présentes. Dans l'axe de la grande salle hypostyle, deux autres salles du même type et nettement plus petites, dont il ne subsiste que les soubassements et des colonnes mutilées, mènent au sanctuaire tripartite dédié à la triade thébaine Amon, Mout et Khonsou
 
Le sanctuaire et le naos ont disparu
 
Au retour de Medinet Abou, nous partons voir le temple d’Hatshepsout à Deir El Bahari, il est 13 h30 et le soleil est au Zenith ? il fait au moins 40° au pied du temple.
Deir El Bahari veut dire en arabe » le couvent du Nord nom de références au monastère copte installé sur les ruines des monuments pharaoniques. Le temple se situe au fond d’un gigantesque amphithéâtre, creusé dans les parois verticales de la montagne. Ce temple est consacré à la déesse Hathor et fut édifié pour le pharaon Hatshepsout. Le pharaon qui est une femme succéda à son père Thoutmosis 1er en usurpant le trône à la place de son beau-fils. Elle porte les attributs : la barbe postiche, le nèmes, le pschent et le flagellum et la crosse.
Elle demanda à son architecte et amant Senenmout de lui construire un temple funéraire. Cet édifice par lequel nous accédons par des rampes est formé de 3 terrasses dont chaque étage comporte de nombreuses colonnes et fresques murales. L’ouvrage est grandiose. Son originalité tient dans l’harmonie de son architecture avec le site environnant, le caractère exceptionnel de ses proportions, la qualité de ses matériaux et la finesse de son exécution en fait un monument extraordinaire.
 
1ère terrasse
 
Un dromos, allée de sphinx précédés d’un canal relié au Nil joignait le temple d’accueil au temple funéraire comme chaque terrasse, nous pouvons voir deux fois 11 colonnes osiriaques représentant la reine
Hatshepsout à chacune extrémité. Le mur du fond est décoré de fresques en son centre un escalier donne accès à la seconde terrasse
 
2ème terrasse est comme la 1ère deux fois 24 colonnes bordent la terrasse. Les parois des murs sont décoré de bas relief rappelant l’essence divine de la Reine : La mère d’Hatshepsout s’unissant au dieu Amon. A gauche se trouve le bas-relief racontant l’expédition pacifique maritime dans la région de Pount afin de ramener des produits exotiques comme l’ivoire, les félins, la résine d’encens.
 
Le mammisi : Les bas reliefs du côté droit retracent la vie de la reine de sa naissance à son couronnement.
 
La dernière terrasse donne accès à une cour intérieure de 40 mètres de large sur 26 mètres de profondeur. Elle est formée d’un portique de 22 colonnes précédées de colonnes osiriaques représentant le dieu momifié Osiris et la reine. Cette cour ouvre sur plusieurs chambres mais elles ne peuvent être visiter. A l’intérieur de la chambre d’offrandes il y a de magnifiques bas reliefs .
 
 Le sanctuaire servait de reposoir à la barque sacrée. La rampe est décorée, de signe du double pays, la déesse vautour de la haute Egypte et la déesse serpent de la basse Egypte. De très beaux visages d’Hatshepsout sont exposés.
 
Nous rentrons vers 14 h00, je mange peu car j’ai le mal de tête du à la chaleur . Il y a une réunion d’information pour le départ demain . nous irons manger en ville et visiterons le temple de Louxor en ville. En fin d’après midi je préfère me reposer
 
Nous finissons de faire les valises que nous donnerons demain avant 15 heures. Les passeports et les billets d’avion nous sont rendues.
 
Samedi 15 mars 2008 LOUXOR- PARIS le Retour
 
Départ vers Orly Sud
Il y a quelques jours nous ne savions pas si nous allions rentrer par Orly ou Roissy. C’est confirmer c’est Orly sud.
 
Ce matin vers 8h00 nous prenons notre dernier petit déjeuner sur le bateau puis nous prenons un taxi pour le centre ville de Louxor où nous nous mettrons en quête de trouver une cabine téléphonique Télécom Egypt n’ayant que ce type de carte téléphonique. En ville nous trouvons une cabine téléphonique très sale et poussiéreuse. Une couche de crasse la recouvrait et de plus elle ne fonctionnait pas. Il y a beaucoup de compagnies de téléphones dont chacune à ses cartes : Télécom Egypt vert et blanc, Menatel jaune et verte, Nil Phone rouge et blanche. C’est Pratique !!!
Sur notre chemin, nous trouvons la poste et nous y mettons nos cartes postales que nous traînons depuis le Sud.
Ma mère s’arrête pour se reposer. Elle ira se balader et chercher cette cabine. De notre coté nous irons voir le temple de Louxor.
Le temple se situe en plein centre ville sur les bords du Nil. Il fut construit sous Aménophis III, pharaon du Nouvel Empire (1300 av.Jc). Il fut édifié sur l’emplacement du sanctuaire d’Hatshepsout. Plusieurs dieux honoraient ce lieu : Amon, Mout, Khonsou. Les Anciens célébraient la fête de l’Opet. Des effigies des dieux remontaient le Nil du temple de Karnak jusqu’à celui de Louxor. : 
 
Un dromos, Voie triomphale d’Aménophis III qui reliait Karnak à Louxor qui fut doté de 700 sphinx à tête humaine. Seule deux allées de 40 sphinx restent encore visibles. A gauche du dromos on peut voir une petite chapelle romaine offerte au dieu Sérapis par l’empereur Adrien.
 
Le pylône : Il constitue la Façade du temple qui mesure 65 mètres de largeur et 24 mètres de hauteur. Les bas reliefs représentant la bataille de Qadesh. Dans cette ancienne avant cour , il ne reste en place que trois des six colosses, deux assis et en pied, taillés dans des blocs de granit rose. Devant le pylône se dressaient deux obélisques. Elles furent offertes à la France sous Louis-Philippe par Mohamed Ali en remerciement de travaux effectués sur l’Egypte Antique. Une seule est restée, l’autre se trouve place de la Concorde à paris depuis 1886
 
Grande cour de Ramsès II  Les portes du pylône donnent accès à la cour de Ramsès II. Elle est entourée de portiques comprenant une double rangée de 74 colonnes à fûts lisses et à chapiteaux papyriformes fermés. Le dessin du pylône représente 17 princes qui conduisent une procession inaugurale, les 2 obélisques et les six colosses. A gauche la mosquée Abou El-Haggag qui surplombe à 8 mètres de hauteur la cour hypostyle repose sur le temple. Sa construction date de l’époque où celui ci était enfoui sous les sables du désert.
Le sud de la cour est orné de onze statues géantes en pied et de deux colosses assis de Ramsès II. Six d’entre elles remontent à Aménophis III et ont été rebaptisés par le nouveau roi.
 
 
Les colonnades d’Aménophis III commencent par une colonnade de 14 colonnes papyriformes à chapiteaux ouverts de 14 mètres de haut. Cette enceinte d’une superficie de
52 mètres de longueur. Les Bas reliefs représentent la fête officielle de l’Opet. Cette colonnade donne accès à la seconde cour hypostyle
 
Cour d’Aménophis III est entourée d’une double rangée de colonnes papyriformes fasciculées et cannelées.
 
La première salle hypostyle de la partie couverte du temple comprend 32 colonnes papyriformes. Elle donne accès à une seconde salle appelée vestibules qui sera transformée en chapelle du culte impérial par les soldats romains vers 301 après JC.
 
Le Naos se situe à l’extrémité de l’édifice. Ils refermaient les effigies du culte.
 
Je suis impressionnée par la qualité des sculptures que ce temple détient.
 
Après cette visite nous retrouvons ma mère qui a trouvé dans une galerie marchande un centrale téléphonique. Elle finit toutes ses cartes car en France elles ne sauraient d’aucune utilité. Nous allons manger sur les bords du Nil avec des relations du bateau.
Nous avons commandés un sandwich au saumon fumé dans un snack sur les bords du Nil à Louxor. Nous sommes très déçus car leur saumon en vérité, c’est de la dinde fumée.. J’en profite pour acheter un souvenir pour une copine.
 
Après le petit déjeuner, nous finissons de boucler nos valises et nous les mettons devant la porte afin que les employées les mettent dans les chambres non occupées du pont inférieur ;
 
Nous passons la fin de soirée au bar du bateau avec les habits et les bagages à main pour notre départ de ce soir. Vers 18h30 , j’ai une chance inestimable de voir sur le pont du bateau un dernier coucher de soleil sur le Nil et Louxor.
 
Avant de partir je mets un mot sur le livre d’or du bateau . 
Publié à 09:40, le 14/01/2008, Egypte
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VOYAGE EN TUNISIE 1986

Voyage en Tunisie 1986

 

 

En 1986, nous avons décidé avec un ami de visiter un pays du Maghreb et notre choix se porta sur la Tunisie.

 1er jour départ vers Tunis

Notre itinéraire devait nous amener d’Hammamet à Sidi Bou Saïd, Tunis et Nabeul

Notre départ se déroula tôt le matin d’Orly Sud porte G. Le trajet d’effectua sans problème en 2 heures 30 . A 11 h00, l’avion se posa sur le tarmac de l’Aéroport de Tunis- Bourguiba. L’air était plutôt chaud. Un minibus nous conduisit à notre hôtel  le Sindbad en plein cœur d’Hammamet.

Après notre installation à l’hôtel Sindbad, nous partîmes à la découverte d’Hammamet.

 Hammamet est une ville située sur la côte sud est de la région du Cap Bon.

Dans l’antiquité, les romains occupèrent deux sites à Siagu et Pupput. Les sites sont probablement d’origine punique. Au XIII è siècle les arabes établissèrent un fort et une ville baptisée Hammamet qui signifie « bains ou Colombes «  selon la prononciation. Le fort fut occupé par les Espagnols au XVI puis les Turcs. Le fort fut remplacé par la Casbah au XVIè siècle

C’est en  1920 que la ville rentre dans l’ère moderne grâce au milliardaire roumain Georges Sébastien qui organisa des réceptions dans sa maison d’Hammamet avec des écrivains comme Gide, Bernanos, Paul Klee. Sa maison serait aussi pendant la seconde guerre mondiale le quartier général du Maréchal Rommel.

Il ne fait pas trop chaud et les promenades dans les ruelles blanches  d’Hammamet sont très agréables mais il y a assez peu de monuments à visiter.

 

2ème jour Sidi Bou Saïd

 

le lendemain nous allons à la gare d’Hammamet afin de prendre un train le TGM qui nous arrêtera à la station d’Amilcar Sidi Bou Saïd. .Quand nous arrivâmes à Sidi Bou Saïd. Les Carthaginois et les Romains utilisèrent les hauteurs pour y installer un tour à feu . Au XI siècle, encore les hauteurs de la ville sont choisies par les Almoravides pour défense la côte Nord-Est de la Tunisie.  Des tours à feu et de guets y sont construites. Elles donnent d’ailleurs l’appellation de la colline Djebel Menara Ce village fut fondé par un homme saint  en 1231 du nom de Sidi Bou Saïd.  Au XVIIè siècle, le charme de ce village séduit la bourgeoise tunisoise qui y font construire de somptueuses villas. Le 28 août 1915 un décret est pris pour assurer la protection du village imposant le bleu et le blanc. Bons nombreuses de musiciens, d’artistes viendront y séjourner Gide, Alphonse de Lamartine  et plus récemment Jean Claude Pascal

le baron anglais Rodolphe d'Erlanger qui s'y installa en 1912, un passionné de musique ouvrit sa porte aux artistes de tout bord, organisant des rencontres culturelles. Les Héritiers donnèrent le palais au patrimoine Tunisien et faut baptisé Ennjma Ezzahra.

 

Nous fûmes littéralement conquises par la beauté de cet endroit sous le soleil. Les maisons de ce village aux couleurs blanches et aux volets bleus avec des moucharabiehs sont dispersées au hasard des ruelles tortueuses. De lourdes portes cloutées cachent des jardins secrets tapissées de céramique de Nabeul et ceints de lauriers roses, d’eucalyptus et de bougainvillées.

Nous allâmes au café  Sidi Chabanne prendre un thé aux amandes fraîches. De ce café très connu, nous avons une vue imprenable sur la baie de Tunis au coucher du soleil. C’est le spectacle le plus féerique qu’il soit donné à un visiteur de contempler à Sidi Bou Saïd. Nous sommes vraiment enchantés de notre journée. Demain nous irons voir à Tunis et puis nous rendrons une visite à un correspondant de la compagnie de téléphone

.

3ème jour  - départ pour Tunis, la capitale

 

Lendemain, nous prenons un petit déjeuner et nous allons à la Gare d’Hammamet prendre le train le TGM vers Tunis, La Goulette, Marsa et Carthage

Tunis capitale de la Tunisie. L’origine de la ville est phénicienne. Elle fut appelée Tunes. Elle fut détruite en – 146 par les Romains. Elle prend de l’essor lorsque Carthage tombe aux mains des arabes et fut détruite en 968.

Elle devint la seconde ville de l’Ifriqiya sous les Aghlabides. Ibrahim II installe son gouvernement et la ville maintient son prestige sous les Fatimides (909-963) et les Zirides (963-1052). Elle s’impose comme capitale en 1160, avec la conquête des Almohades.

En  1535 il installe un protectorat espagnol à Tunis et dans toute la région. Ce n’est qu’en 1574 que les Turcs Ottomans réussissent à chasser définitivement les Espagnols et à s’installer pour de longs siècles.

En 1881 elle passe sous protectorat français. La ville est occupée en novembre 1942 par les Allemands. Suite au débarquement en Afrique du Nord par les Britanniques, elle est libérée en mai 1943. Le protectorat français prendra fin en 1956 et la Tunisie demandera son indépendance le 20 mars 1956.

A notre descente du train, nous découvrons une ville avec de larges avenues. Pour mieux comprendre la population nous allons au Souk de Tunis. Tunis compte au moins une dizaine de souks. Divisés par corporations, les souks s'organisent autour de la Grande Mosquée. Parfums, laines, étoffes, orfèvres, chéchias : les produits de luxe sont les plus proches de la mosquée. En vous éloignant, vous trouverez les souks des babouches, du cuivre, des teinturiers... Un chaos parfaitement réglé depuis des siècles ! Autrefois, au soir, des portes massives fermaient les quartiers de la médina, précaution nocturne pour garantir la sécurité des Tunisois. Nous faisons des emplettes (tee-shirts de coton dans les souks aux étoffes.

Avenue Bourguiba nous rendons visite au correspondant due la compagnie de téléphone. A midi, nous mangeons dans un restaurant  des coucous et des brochettes très bien cuisinées. Dans l’après nous faisons un tour à la plage de la Goulette Marsa . Cette plage de sable fin est un lieu privilégié des tunisois. En fin de soirée nous rentrons à Hammamet.

4ème jour NABEUL

Aujourd’hui nous allons faire un tour dans la ville de Nabeul à 15 km d’hammamet. Après notre petit déjeuner, nous prenons un bus vers Nabeul. Nabeul de son nom Néapolis est connu des grecques dès le Vè siècle avant Jésus Christ. Elle est apparentée à diverses villes et au non phénicien  Qart Hadescht . Elle devint un emporion (comptoirs). Avec le pax Romana, Néapolis connut alors un essor économique, et politique. L’occupation des Vandales de l’Afrique Romaine apporta le coup fatal à l’essor de la ville. Les Arabes ont conquis le Cap Bon en 674. Il édifia le Ksar Nabeul au IXème siècle. Les Normands multiplièrent leurs attaques en 1148. Roger II de Sicile occupa le fortin.

En 1881 sous le protectorat français, Nabeul devint le Caïdat de toute la région du Cap Bon. En 1936 et 1939, Nabeul devint un centre actif de l’action nationale.

Nous faisons une longue promenade dans les ruelles pittoresques de Nabeul. Nous découvrons une multitude d’objets (marqueterie, faïences, ferronnerie d’art, maroquineries) La ville de Nabeul est un grand centre d’artisanat comme le montre les échoppes des souks. On y trouve en vrac des épices, du thé, des narguilés, des vêtements en cuir, des bijoux. On y travaille la céramique, la broderie et la distillation de parfums ainsi que le tissage des nattes. Les poteries sont la spécialité de la ville de Nabeul depuis l’Antiquité.

La production des céramiques est importante : vases, plats, carreaux ornés de motifs végétaux à dominantes bleu, brun, rouge, jaune sur fond blanc. Les couleurs des céramiques représentent pour

v      Le bleu  couleur du ciel et de la mer

v      Le vert   couleur de l’espoir et de l’islam

v      Le jaune couleur du soleil et du désert

v      Le blanc  couleur de la pureté

Le kaolin de Tabarka est le matériau de base pour confectionner ses faïences.  Nous allons voir un potier qui fabrique des poteries, des céramiques. L’atelier de poterie que j’ai visité est dans une grande cour où des montagnes de poteries en argiles qui sèchent au soleil avant d’être émailler et mis au four. A côté des fours , il y a un entassement de bûches, de branchages pour alimenter les fours qui sont en dessous de petites buttes de terres.

En parlant avec des habitants, il nous indique le marché des dromadaires. il se tient au souk El Jouma.. Sur ce marché, on y trouve toutes sortes de choses dans une atmosphère de kermesse joyeuse des vêtements se mêlent aux fruits secs, aux peaux de moutons et aux chameaux. L’ambiance me plait beaucoup. Je fais beaucoup de photos de dromadaires.

Vers midi nous allons manger au restaurant de la jeunesse quelques sandwich avant d’aller voire les ruines de l’ancienne ville de Néapolis qui fut une colonie romaine fondée par Jules Cesar

De retour à Hammamet où nous allons à la plage nous détendre

Les 5 et 6ème jour seront peu important car nous irons encore une fois faire des emplettes et Nabeul et l’après midi sera consacré au farniente sur la plage de Nabeul et d’Hammamet

Le 7ème jour  avant notre départ vers Paris nous irons voir le fort d’Hammamet situé à l’angle Ouest de la Médina. Il est vieux de près de 7 siècles et il est magnifiquement conservé. Ce fort fut construit sous les ordres de Hamouda Bel Hadj Fraj en 1474. C’est pour renforcer les défenses de la ville contre les invasions étrangères. Devant le fort, il y a une joli plage qui fait office de cale sèche aux bateaux de pêche.

Le 8ème jour nous rentrons tard le soir vers Paris . A Orly sud nous mettons une heure pour trouver les bagages car plusieurs vols sont arrivées en même temps quelle pagaille ;

Laurence 1986

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Publié à 11:53, le 15/07/2007, Tunisie
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VOYAGE SUR L'ILE DE MALTE 1985

Voyage sur l'Ile de Malte et de Gozo (1985) 

 

En 1985, nous avons décidé avec mon ex-ami de découvrir une île de la méditerranée et notre choix se porta sur l’Ile de Malte à cause de l’intérêt que je portais à l’histoire des Chevaliers de malte et pour la langue de Shakespeare que je parlais couramment.

 

1er jour départ d’Orly Sud vers la Valette (Ile de Malte.

 

Notre itinéraire devait nous amener de Sliéma à la Valette, Marsaxlokk, Marsakalla et l’île de Gozo.

 

Notre départ se déroula tôt le matin d’Orly Sud. Le trajet s’effectua en 2h45 sans incident à signaler.

 

Nous arrivâmes à 12h45 à l’aéroport de Luqa-La valette. Il faisait chaud 31°. Un taxi nous conduisit à l’hôtel Métropole, au cœur du quartier animé de Sliéma.

 

Nous allâmes déjeuné dans un restaurant dans la grande rue principale située en bord de mer. Puis nous partîmes à la conquête de ce quartier de Sliéma.

 

Sliéma fut un ancien port de pêche aujourd’hui il est devenu l’un des quartiers le plus animé et le plus peuplé de la Valette. De ce petit port, il ne reste que le Fort Tigné qui fut construit par un chevalier français. Le front de mer est bordé d’hôtels, de restaurants, de fast-foods fréquentés par les touristes et la jeunesse maltaise. Il s’étend sur 5 km. Le vieux quartier que je préfère abrite de vieilles maisons typiquement maltaises avec ses balcons en bois fermés appelés des moucharabiehs. Dans une autre rue, il y a une jolie église appelée  Stella Maris.

Cette visite ne nous apprendra pas grand chose. Nous partîmes voir la ville. Nous sommes surpris par les bus locaux. De vieux bus vert Ford de 1967 qui circulaient encore dans l’île. De nos jours ils ont été rénovés et repeints en orange.

 

La Valette est appelée en maltais « Il Belt » qui signifie cité. La cité a vu le jour grâce aux invasions incessantes des turcs au XVIè siècle. Durant le grand siège, Le grand Maître des Chevaliers , un français Jean Parisot de la Valette bâti avec quelques gentilshommes une ville fortifiée dont les plans sont l’œuvre de l’Italien Francisco Laparelli. Les Chevaliers de l’Hôpital St Jean de Jérusalem gouvernèrent la cité et l’île pendant plusieurs siècles. Ils laissèrent sur l’île de nombreuses traces architecturales de leur passé.

Nous avons consacré cette visite à une partie de la Valette car la ville est grande et il y a beaucoup de sites historiques très intéressants à voir. Nous allâmes au Palais des Grands Maîtres.

 

Le Palais des Grands Maîtres :

 

Nous entrâmes par un porche baroque dans une cour appelée Neptune. Elle doit ce nom à la statue en bronze du dieu de  la mer qui s’y trouve. Le bâtiment fut construit sur les plans de Gérolamo Cassar en 1571. Au fond de la cour Pinto, il y a une horloge très particulière à 4 cadrans qui égrènent ses heures. Sa particularité, c’est de marquer les quartiers de lune. Au sommet de l’horloge deux angelots actionnent deux cloches.

 

Ce splendide bâtiment est constitué de deux étages. Il fut la résidence des Grands Maîtres de l’Ordre de Malte. A L’intérieur, le vestibule de l’étage donne sur deux couloirs. Nous pouvons admirer une magnifique armurerie. Cette armurerie est constituée de 5700 pièces provenant de toute l’Europe du XVIème siècle à la moitié du XVIII siècles. A côté, il y a aussi une salle où l’on peut voir des tapisseries des Gobelins. La salle rouge appelée également « hall des ambassadeurs » exposent  de superbes peintures de Van Loo et Casarino. Aujourd’hui ce bâtiment referme le siège de la Présidence de la République de malte et la Chambre des Députés. Vers 17h00 de retour à Sliéma nous faisons du lèche vitrines. Les rues disposèrent de beaucoup de magasins. Demain nous ferons d’autres excursions à la Valette.

 

2ème journée Sliéma-La Valette

 

Le lendemain après avoir pris un petit déjeuner à l’anglaise, nous reprîmes nos excursions dans la ville de la Valette. En bus local , nous allâmes aux jardins de la Barracca inférieure et supérieure. Nous commençâmes notre visite par les jardins inférieurs de Barracca c’est un ancien bastion qui domine l’entrée du port, à l’extrémité de la Valette.

 

Les jardins inférieurs de la Barracca

 

 Les jardins inférieurs offrent une vue superbe et panoramique sur les principaux monuments de la ville, l’infirmerie Sacrée, le fort St Elme et le fort Saint Ange et aussi sur  les chantiers maritimes de Dockyard Creek où les Chevaliers réparaient leurs galères. De ce point de vue, on peut voir aussi les 3 cités Vittoriosa, Cospicua et Senglea.

 

Vittoriosa ancienne Birgu fut la 1ère base des Chevaliers qui préfèrent par la suite aller s’installer en bord de mer pour mieux défendre des attaques incessantes des turcs;

 

Les jardins supérieurs de la Barracca

 

Les jardins supérieurs de la Barracca renferment un curieux monument en forme de temple dorique. C’est le mémorial de Sir Alexander Bell qui mena le siège contre les troupes Bonapartistes en 1798.

 

De l’un de ces endroits nous avons une vue imprenable sur l’imposant bâtiment de l’ancien hôpital des Chevaliers de Malte et de Saint Jean. L’ordre des Chevaliers de Malte avait pour rôle de soigner et de porter secours aux pauvres, aux orphelins, aux pèlerins, aux esclaves.

Il avait la réputation d’être le meilleur hôpital d’Europe. La grande salle maintenant, salle d’exposition, mesurait près de 155 mètres. L’hôpital général comptait 563 lits.

 

Dans l’après midi, nous allâmes voir le théâtre Manoël. C’est un théâtre baroque fondé en 1792 par le grand maître portugais Manoël de Vilhena. Il est bâti tout en cercles. Les troupes étrangères de théâtre se partagèrent la scène au XVIIIème siècle. Maintenant, Il est devenu un théâtre National. Au détour des rues nous pouvons admirer quelques auberges qui furent les quartiers généraux  des divers groupes ethniques auxquels appartenaient les Chevaliers.

 

L'Auberge de Castille, de Léon et du Portugal est la plus belle de toutes les auberges car elle a su conserver un imposant pilastre d'angle, les autres auberges sont reconnaissables par leur architecture. L'auberge de Provence et d'Auvergne a des fenêtres encadrées de moulures. Celle d'Angleterre possède un balcon d'apparat.

 

Le soir, nous allâmes faire un tour sur le boulevard qui longe la mer à Sliéma Demain nous irons voir quelques petits ports de pêches typiquement maltais.

 

3ème jour – Marsaxlokk et Marsakkala

 

Ce matin après le petit déjeuner, nous allons dans le petit port de pêche de Marsaxlokk où nous déjeunerons sur place. Nous prenons un bus local pour aller à Marsaxlokk

Je suis surprise par la grande beauté de ce petit port de pêche.

Marsaxlokk, son histoire remontait au 1er millénaire avant jésus christ. Le mot  Marsaxlokk veut dire « la baie du sirocco ». On peut y  voir des vestiges néolithiques, des vestiges puniques, byzantins ainsi qu'authentiques pièces de monnaies normandes. Son charme il le doit à son port de pêche avec ses bateaux maltais appelés Luzzi. Ils ont à l'avant du bateau, un oeil sculpté. Ceci est le symbole de la protection des pêcheurs;

 

 

Vers 12 heures, nous allons à la quête d'un petit restaurant. Nous mangeons quelques fritures de poissons fraîchement pêchés

 

Dans l'après midi nous partons sur un autre petit port de pêche de malte à Marsakkala par le bus. A l'arrivée, nous avons l'impression qu'il n'y a plus de terre car Marsakkala est au fond d'une anse fortifiée du XVII siècles. Dans ce petit port, assise à la terrasse d'un café on peut observer la vie quotidienne des pêcheurs maltais : des pêcheurs calfatant leurs bateaux, et ravaudant leur filet, des femmes tressant de la corde de nylon.
J'ai bien aime cette journée très reposante.

 

Demain nous continuerons notre visite de la valette

 

Nous allâmes visiter la co-cathédrale St jean de la Valette ,, du point de vue historique, C'est l’un des monuments les plus important de l’archipel. Elle fut bâtie par l’architecte maltais Gérolamo Cassar qui est l’auteur des fortifications

 

Les travaux débutèrent en 1573 et se terminèrent en 1577. Les murs de la cathédrale sont recouverts de calcaire doré et marqueté. Le sol est pavé d'un enchevêtrement de 400 pierres tombales de marbres polychrome; Chacune fermant le caveau d'un Chevalier de l'Ordre et portant ses armes. Les plafonds de la voûte de st Jean évoque 18 épisodes de la vie de Saint Jean  . La cathédrale abrite un splendide tableau du Caravage appelé la décollation de Saint Jean Baptiste.

 

Dans l'après-midi, nous nous promenâmes dans Républic Street pour y découvrir d'autres traces de cette architecture.

Demain nous allons faire une excursion sur l'Ile de Gozo et nous allons prendre le ferry qui relie l'Ile de Malte à Gozo.

 

4ème jour l'île de Gozo

 

Ce matin après le petit déjeuner nous prenons le bus pour aller à l'embarcadère d'où part le ferry qui relie l'île de Malte à Gozo. Arrivée au port, sur le quai un grand ferry est entrain de charger des voitures, des biens de consommations et le courrier. Les voyageurs vont aussi embarquer

L'île de Gozo est appelée l'île verte dont la capitale est Victoria anciennement Rabat. Elle est considérée comme la demeure de la Nymphe Calypso qui garda prisonnier Ulysse pendant sept ans. Enfin le ferry quitte le port. Après une traversée de 40 minutes, nous croisons le gros caillou de Comino, puis enfin se dessine le petit port de M'Garr . C'est un petit port de pêche dominé par une jolie cathédrale néo-gothique datant de 1888. . Nous allons à Masalform et à Victoria. Nous prenons les bus locaux gris qui nous conduit d'abord à Masalform. C'est une petite station balnéaire toute simple. Dans les ruelles de la petite ville, des femmes font de la broderie sur le pas des portes cela me rappelle le Sri-lanka à Galle. Quant a eux les hommes  vont à la pêche.

A midi nous mangeons à Gozo dans un petit restaurant puis nous allons dans la capitale à Victoria. Les habitants l'appellent Rabat. Nous découvrons une magnifique citadelle dominant la ville et mène à l'île de Gozo dans son ensemble. Il y a une superbe cathédrale baroque qui fut édifiée par Lorenzo Gafà. Comme celle de La Valette, le sol est recouvert de pierres tombales aux dessins macabres. Nous visitons un temple mégalithique de Tarxiem le mieux conservé. Le soir vers 17h30 nous reprenons le dernier ferry pour rentrer à la Valette. Ce soir nous irons faire une promenade à Sliema by night.

 

5ème jour visites de Mdina et Rabat.

 

Le lendemain après le petit déjeuner sacré, nous partons à la découverte de Mdina et Rabat

Ces deux villes se situent à 11 km de la Valette sur un plateau qui domine le reste de l'île. Ces deux villes furent séparées lors de la domination arabe par la construction de remparts et de fosses. Les deux noms viennent de l'arabe Mdina la cité et Rabat camp religieux militaire depuis des millénaires. Ce lieu vit s’installer successivement les Phéniciens, les Romains, les Arabes, les Normands, les Espagnoles et même les Français. C’est sous le règne des Normands que la ville de Mdina eut ses plus beaux monuments. Elle prit le nom  Citta Nobile ( la ville noble) et resta la capitale de malte jusqu’à l’arrivée des Chevaliers. Les Chevaliers préfèrent une autre capitale à Mdina. Nous entrâmes  dans la cité médiévale de Mdina par une porte baroque, encadrée de pilastres à bossages, chapeautée d’une volute et frappée des armes du maître portugais. Nous prenons la Grand’Rue qui s’étend sur 300 mètres et qui nous amène à la Cathédrale St Paul. La cathédrale est de style baroque. Elle fut construite après le tremblement de terre de 1693, en 1733. l’intérieur est richement décoré  de peintures, de gravures de Dürer, de Goya. Ce quartier est appelé Triq Villegaignon. Le quartier Triq Imhazen longe les remparts. On y voit de belles demeures avec de  jolies loggias.

 

Vers 12h30, nous partons vers Rabat où nous déjeunerons.

 

Les Romains  construisirent leur ville et l’appellent Melita. Au Xème siècle, la population de Rabat décroît fortement. La ville commença à prospérer avec l’arrivée des Chevaliers. A Rabat, nous avons admiré l’église St Paul. C’est un édifice du XVI è siècle. A l’intérieur des peintures de Preti y sont exposé. Nous en profitons pour visiter la grotte de Saint Paul dans laquelle il aurait vécu. C’est une modeste grotte cellule.

 

Nous faisons un tour en calèche appelée carosin
Nous rentrons à la Valette.

 

Demain c’est notre avant dernier jour et nous décidâmes de nous reposer et de nous promener à Sliema .

 

6eme jour  et dernier jour Départ vers Paris

  

 nous prenons l’avion vers 14h30 à l’aéroport de Luqa . le vol se passera bien

 

* j’ai réduis un peu mon nombre car les autres jours sont peu intéressants

 

Laurence

 

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Publié à 11:52, le 15/07/2007, Malte
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VOYAGE EN GRECE 1984 (autocar)

VOYAGE en GRECE 1984

 

En juillet 1984, mon ex ami et moi décidâmes de partir en Grèce en autocar. Le prix était très avantageux 150 F par personne. Nous partîmes un samedi matin de la Gare Routière de Stalingrad Jaurès. Je parlerais peu de ce voyage car il est peu intéressant et très décevant.

Mon itinéraire devait nous amener de Paris à Lyon – Aoste, Milan, Trieste (frontière italo-yougoslave, Ljubljana, Zagreb, Belgrade, Pristina, Thessalonique en grèce et enfin Athènes près de 2000 km

 

Nous avons du changer deux fois d’autocar en Italie puis en Yougoslavie.

Pendant ce long voyage, j’ai longuement observé d’abord l’Italie et ses villes et la Yougoslavie.

En traversant l’Italie : j’ai vu quelques villes magnifiques comme Milan et sa cathédrale et l’opéra de la Scala. Ce sont des villes où il fait bon vivre.

En Yougoslavie, quel contraste !!! Les villes que j’ai traversé sont tristes, grises et les routes et les champs sont désertés à partir de 16h00. Dans un petit village de Slovénie, à côté de Ljubljana  nous fûmes très mal accueilli par un restaurateur car nous ne parlions pas le Yougoslave juste l’anglais. Nous réussîmes à dîner mais les repas étaient totalement infectes froid et la viande dure.

En vue de Pristina dans la région du Kosovo, j’en ai encore des frissons qui me parcourent le dos quand je pense qu’en 1991, la guerre faisait rage dans cette province.

 

1ere journée en Macédoine

 

Vers 8h00 nous arrivions en Macédoine à Thessalonique en Grèce. Nous arrêtâmes en ville et nous achetâmes des pains ronds qu’un marchand ambulant faisait réchauffer et vendait. Le tout arrosé d’un bon café noir. Thessalonique  fut habitée dès le 5ème millénaire avant Jésus Christ. Vers 315 av JC Cassandre, Roi de Macédoine fonde la ville. Elle jouit d’une position géographique et stratégique exceptionnelle en s’ouvrant sur la mer Egée.

Après la conquête romaine(168-148 av. Jésus Christ.), Thessalonique devient un camp de l’Empire Romain en Grèce jusqu’au IIème siècle après JC. La ville fut continuellement envahit et occupée  depuis le XVème siècle par les Goths, les Arabes, les Slaves, les Bulgares, les Catalans, les Normands, les Francs et les Turcs ottomans mais cette  ville a su préserver une certaine autonomie.

Après la guerre de Macédoine (1903-1908) Thessalonique intégra la Grèce en 1913. Cette ville connue pendant la seconde guerre mondiale ses heures noires 49000 juifs de Thessalonique furent déportés dans les camps.

 

2ème journée : Arrivée à Athènes et début du séjour

 

Vers 10h00 nous arrivons en vue d’Athènes. La première chose que je vis c’est l’Acropole. Le car nous déposa en plein centre ville près du palais du Président de la république. Nous avons pris un taxi pour nous rendre à l’hôtel Hellenis, avenue Sygrou.. C’est un hôtel moderne, pratique et confortable. Il est situé en dehors d’Athènes sur la route principale allant au Pirée. Cet après midi après une sieste afin de nous remettre  des trépidations du voyage. Nous allons à Athènes dans le centre ville. Athènes est constituée de huit collines dont les deux plus élevées sont  le Lycabette (Lykavittos) et l’Acropole. De n’importe  quel endroit de la ville, on peut voir l’Acropole.

 

 

Selon la mythologie, la ville d’Athènes serait l’œuvre de Cécrops, un être à corps de serpent qui fut le premier roi. On raconte que le dieu Poséidon et la déesse Athéna se disputèrent la ville.

Au cours du 1er millénaire avant JC,  Athènes était une cité dominante de la Grèce antique. Elle atteignit son apogée au Vème siècle avant JC. C’est une ville de rencontre et d’échanges politiques, financiers, militaires et culturels. C’est alors qu’elle fut considérée comme la capitale de la Grèce. Lors de l’Empire Romain, la ville continua de prospérer. Par contre sous l’Empire byzantin, sa  gloire commença à décliner. La ville fut occupée par les Francs en 1204, les Catalans et les Florentins et enfin les Ottomans qui prirent le contrôle.

En 1833 Athènes fut proclamée Royaume de Grèce. On demanda à des architectes venus d’Europe de reconstruire une nouvelle ville.

Pendant la Seconde Guerre Mondiale la ville fut prise par l’Allemagne Nazie le 27 mai 1942. Les Allemands organisèrent des famines qui firent beaucoup de morts.

Le pays fut soumis à une sévère dictature dirigée par des colonels de 1967 à 1974. Une junte militaire s’installa.

Depuis 1980 la Grèce est devenue une grande démocratie en élisant Constantin Caramanlis comme président de la république

Nous prîmes un bus local pour aller au centre ville et nous vîmes la « Porte d’Adrien »  datant du IIème siècle composé de colonnes et d’une arche ainsi que les restes du temple de Zeus. Ils fut construit par l’empereur Romain Adrien. Puis nous arrivâmes place Syndagma, qui est le cœur d’Athènes. Nous pouvons y trouver des boutiques, des hôtels, des compagnies aériennes et un office du tourisme ainsi qu’un kiosque à journaux où ils étaient vendus toute sorte de chose (boisons, journaux). Un peu plus loin sur la place Syndagma se trouve le tombeau du soldat inconnu. Il est gardé jour et nuit par les soldats de la Garde nationale : les Evzones. Les Evzones exécutent toutes les heures en costume traditionnel beige les jours de la semaine et en blanc les dimanche la parade de la relève de la garde pour le bonheur des touristes. D’ailleurs se sont mes meilleures diapositives. Un peu plus loin s’étendant sur 16km le long, un jardin situé  avenue Amélias du nom de l'épouse d'Othon 1er qui le créa. C’est un hâve de paix pour les Athéniens ou les touristes qui viennent prendre un café Au sud se dresse le Zapéion, palais du 19ème, transformée en salle de conférence. Il fut aussi le palais d'hiver présidentiel.

 
Après cette petite escapade, nous allons manger dans un petit restaurant grec des brochettes d’agneau (svlouvakis) et du poulpe. J’ai horreur des  feuilles de vignes farcies qui est la recette traditionnelle grecque. Puis nous rentrons à l’hôtel totalement fourbu. Demain nous irons à l’Acropole si il ne fait pas  trop chaud car il faut monter  sur une colline.

 

3ème jour Athènes – l’acropole et la Plaka

 

Après avoir pris un petit déjeuner. Nous prenons le bus pour aller dans un quartier très populaire et touristique : La plaka puis de ce lieu nous irons à l’Acropole. Après avoir traverser quelques rues et ruelles, nous arrivons en plein cœur de la Plaka. Melina Mercoury, Ministre de la Culture réhabilita le quartier dans les années 1980. Nous découvrons des dédales de rues sinueuses où se trouvent des boutiques et des restaurants. Par ces ruelles sineuses, nous montâmes à l’Acropole ? Il fait horriblement chaud. Nous étanchâmes notre soif avec des bouteilles d’eau. L’acropole est appelée « ville haute. Il est composé de différents corps de bâtiments : les Propylées, le temple d’Athéna Nike, l’Erechthéion, le Parthénon.

 

L’acropole fait 300 mètres de longueur et 85 mètres de hauteur. Elle est juchée sur un plateau calcaire de 156 mètres de hauteur. C’est pour cela qu’elle fut appelée « ville haute » Le seul accès se fait par l’Ouest et par les Propylées

Les propylées  sont la porte d’entrée du sanctuaire.. Ce bâtiment mesure 18 mètres sur 25 et il est composé de 6 colonnes de style dorique. Elles fut construites entre 437 et 432 avant JC. On aperçoit le temple d’Athéna Niké  comme son nom l’indique il est dédié à la déesse Athéna. Le mot  Nike signifie Victoire en Grec ancien. Il fut construit en 435-432 avant Jésus christ. Il est composé de 4 colonnes de style ionique sur chaque façade et des frises présentant la victoire des Athéniens sur les Perses lors des guerres médiques.

 

L’Erechthéion qui signifie maison d’Erechthée est l’un des rares temples grecs construits en croix. Il fut construit en 421 et 406 av JC Il est l’endroit le plus sacré d’Athènes car il gardait les représentations de la déesse Athéna Polias, la protectrice d’Athènes  et de Poséidon le dieu de la mer. Sur les côtés de l’Erechthéion, on peut voir des figures de jeunes filles en marbre ou caryatides.

 

Ensuite nous verrons le Parthénon. Le Parthénon est l’un des temples les plus célèbres du monde. Il abritait la statue de la déesse Athéna faite d’or et d’ivoire et qui mesurait 16 mètres de haut. Les trésors de la déesse étaient aussi gardés. Il fut construit en 438 avant Jésus christ par Ictinos et Phidias. Il est en style dorique. Il fut détruit par les Turcs qui assiégèrent la ville en 1687 et les Vénitiens tirèrent dessus faisant exploser la poudre entreposée.

 

Sur la face sud , un théâtre et un sanctuaire étaient dédiés à Dyonisos

 

A une heure nous redescendons dans le quartier de la Plaka pour déjeuner au restaurant. Nous trouvons un petit restaurant traditionnel où il danse le sirtaki et joue du Bouzouki. On y mange très bien. De retour le soir à l’hôtel . Demain nous irons à Delphes.

 

4 ème journée – DELPHES

 

Ce matin nous partons à Delphes en autocar. Le sanctuaire panhellénique de Delphes, se situe à 165 km d’Athènes, en Phocide, au pied du Mont Parnasse. Les origines de ce lieu ont été découvertes par des bergers qui faisaient paître leurs troupeaux. Les chèvres réagissaient bizarrement à l’approche d’une crevasse d’où émanaient des vapeurs volcaniques sûrement « du soufre ».

Ce lieu a eu un rayonnement prodigieux dans le monde antique, comme en témoignent les monuments qui s’y accumulent. Avant d’arriver au sanctuaire, nous nous arrêtâmes dans un petit village pittoresque du nom Arahova. Il est réputé dans la confection de couvertures et de sacs bariolés en haute laine. Nous découvrons Delphes après 2 heures de route.

Delphes et son sanctuaire sont au pied de deux énormes roches aux couleurs brillantes, gardienne du site, les Phrédiades qui lui donnent son étrange et incomparable beauté. Du sanctuaire, nous avons une vue sur les eaux azurées de la Baie d’Itéa. La plaine de Crissa est couverte d’oliviers argentés, d’amphissa et de cyprès.

Avant Gaia, la déesse de la terre-mère  et Poséidon, dieu de la mer avaient en ce lieu, appelé Pytho, un sanctuaire gardé par un affreux dragon qui terrorisait le pays. Apollon combattit et  tua le dragon.

Les oracles rendus par Gaia s’exprimaient par le bruissement des feuilles de laurier. A cet endroit Apollon installa une prêtresse La Pythie . La pythie était choisie parmi les jeunes femmes vierges de préférence incultes et pauvres du voisinage de Delphes. La Pythie assise sur un trépied ou siège élevé sur trois supports, au-dessus du gouffre béant d'où s'échappaient les prétendues exhalaisons prophétiques, elle rendait ses oracles une fois seulement chaque année, vers le commencement du printemps en mâchant des feuilles de laurier. A près chaque oracle la pythie se purifiait à la source Kastalie.  Apollon en l’honneur de la victoire contre le dragon Pytho créa les jeux pythiques.

 

Pour entrer sur le site, nous empruntâmes la voie sacrée. La Voie Sacrée est un chemin fait de dalles avec de chaque côté des espaces destinés à abriter des statues de héros de guerre.
Sur cette Voie sacrée, se trouvent le trésor de Sicyone et un peu plus loin celui de Siphnos. En remontant la voie sacrée, on admire le trésor des Athéniens

Le trésor des Athéniens est en style dorique. C’est un petit temple composé de deux colonnes « in antis » et de nombreuses décorations en relief sur le fronton. Il fut construit par les Athéniens à la fin du Vème siècle afin d’abriter les offrandes au dieu Apollon.

 

Au milieu du sanctuaire est érigé  le grand temple d’Apollon. Le grand temple d’Apollon en style dorique. Il fut construit en IV ème siècle avant JC sur les restes d’un temple datant du VI ème avant JC 6 temples se succédaient dont un fut détruit par un incendie. Il était composé de 6 colonnes à l’avant et de quinze colonnes sur chaque côté . C’est dans une des salles de ce temple que la pythie officiait et rendait son oracle, assise sur un trépied au-dessus d’un gouffre béant

 

Au-dessus de ce temple se trouve le théâtre il fut construit au IV ème siècle avant JC. Il est composé de 35 gradins en pierre très bien conservé. Il est utilisé pour les festivités en l’honneur du dieu Apollon. A l’extérieur en haut,  nous découvrons le stade. Le stade date du 3ème millénaire avant JC. Il possède une piste de 178 m de long et de 26m de large. Les gradins de ce stade pouvaient contenir à lui seul quelques 6500 personnes. Dans ce stade se déroulaient les jeux pythiques avec des compétions intellectuels et sportives. Les jeux avaient lieu tous les quatre ans.

Les épreuves intellectuelles des jeux pythiques étaient des concours lyriques avec des hymnes en vers à la gloire d' Apollon, accompagnés à la lyre, des comédies et des tragédies.

Il y avait aussi des épreuves sportives qui étaient des courses double, du pentathlon avec cinq épreuves dont la course de vitesse,  la lutte, le saut, le  lancer du disque et du javelot ;

En contrebas de la route en direction d’Arahova, sur le site de Marmaria nous découvrons le sanctuaire d’Athèna Pronaia, la Providentielle. La Tholos est l’un des plus gracieux temple de Delphes

La tholos est un chef d’œuvre architectural construit selon le nombre d’or. Ce temple date de 370 avant JC.. Elle est composée de 20 colonnes dorique, très élancées en marbre blanc  du Pentélique et  de calcaire d’Eleusis. A ce jour , il n’en reste que 3.  Son diamètre est de 13,5 mètres. Le haut du Tholos appelées métopes sont ornées de scènes de Centauromachie et d’Amazonomachie. La fonction de cet édifice érigé 4ème siècle  est toujours inconnu. Des archéologues ont émis l’hypothèse que la Tholos était probablement dédiée au  culte chtonien. De cet endroit il y a une superbe vue sur la plaine de Crissa.

A coté le gigantesque gymnase datant de 330 av JC servait de terrain d’entraînement aux athlètes participant aux Jeux Pythiques. C’est le plus grand complexe sportif de la Grèce Antique. On distingue encore la Palestre destinée aux lutteurs ainsi que la piscine ronde et les thermes ainsi qu’une piste d’athlétisme.

 

Après  cette longue visite du site avec une guide grecque.

 

Nous allons voir le musée de Delphes :

 

Les objets recueillis dans ce musée sont issus de fouilles effectuées par l’Ecole française d'Archéologie d’Athènes depuis 1940. Dans l’entrée du musée, il y a le sphinx ailé de Naxos haut de 2m30. La salle la plus intéressante est celle où est exposée la statue de l’Aurige. C’est une superbe statue en bronze d’un conducteur de char tenant ses guides. Cette statue fut offerte aux vainqueurs d’une course de chars vers 475 av JC. Les détails de cette statue sont finement sculptés. Les traits de son visage sont très réalistes par les yeux incrustes d’émail et d’onyx.

 

Dans la salle de Tholos, il y a de très belles statues des prêtresses de Dionysos. D’autres salles referment de jolies statues et des fresques .Les statues les plus connues sont celle de Kouros représentant Cleobis et Biton , en marbre de Paros, à Delphes en 580 av JC.

Nous reprenons l’autocar vers athènes. Demain nous irons voir le stade olympique.

 

3ème  jour Stade olympique et le Pirée

 

Après avoir pris un petit déjeuner, nous partîmes à  Athènes voir le stade. Je fus surprise par ce superbe stade.  Devant l’entrée une statue d’un athlète tenant un discobole. Ce stade olympique d’Athènes accueillit des manifestations sportives dès le IV ème siècle avant JC. En 1896,  les premiers jeux Olympiques s'y déroulèrent. Ce stade  s’appuie sur une colline, à laquelle il s’intègre parfaitement au décor. Il y a des gradins  en marbres qui ne sont pas rectilignes et un peu relevé. On a une impression d'effet d'optique.

 

D’après l’après-midi, nous allons voir le Pirée. C’est un joli port à 10 km d’Athènes. Le Pirée est le 1er port grec avec 20 millions de tonnes. IL est l’un des principaux ensembles portuaires de la Méditerranée. Il est aussi port de plaisance et de voyageurs. Il y a beaucoup de yacht, de voiliers.  Il fut aménagé en 450 avant JC  après que le vieux port de Phalère soit trop exigu. La ville fut construite en damier selon les plans d’Hippodamos de Milet. Il  fut détruit plusieurs fois  par Lyssandre et Sylla. Ce n’est qu’à partir de 1834 que la cité du Pirée reprit tout son importance avec le transfert de la capitale à Athènes. Dans les rues du Pirée, on peut déguster du poulpe à la plancha dans les échoppes.

 

4ème jour

 

Nous partons confirmer notre voyage de retour mais à notre grande surprise. Le départ était pour aujourd’hui et il est trop tard. Nous sommes obligés de rester deux jours de plus à Athènes. Nous prenons une chambre à l’hôtel Central dans le centre de la ville.

 

5 et 6eme jour Athènes

 

Ces deux jours nous les passeront à nous promener à Athènes et Nous irons aussi au port de Mikrolimano anciennement en turc Turkolimano. Les habitants apprécient guerre que l’on donne le nom turc au lieu du nom grec. Un petit geste d'hostilité envers les Turcs leur voisin qui les ont souvent  envahit (détail de ces deux jours)

 

5ème jour

Nous prenons notre déjeuner à l’hôtel central et nous partons pour Mikrolamano à 12 km d’Athènes à coté du Pirée. Ce petit port est sous la protection  de la déesse Mounychia Artémis  et avait pris son nom dans l’Antiquité. Il se transforma en Turkolimano par les Turcs, pour devenir Mikrolimano, qui signifie petit port. Ce joli petit port de plaisance est rempli de bateaux de pêche et de quelques très beaux yachts. Le long du bord de mer, il y a une multitude de petits restaurants et de tavernes de poissons où l’on peut  déguster du poisson frais et des mezedes avec un verre d’Ouzo.

 

Nous rentrons à l'hôtel central, difficile de dormir car il fait lourd et l'endroit est très bruyant.

 

J’ai bien aimé cette ballade en bord de mer sur le petit port  et en plus nous avons fait un bon repas.

 

6ème jour

 

Nous allons ce matin faire quelques achats sur des marchés d’Athènes et à la Plaka . Nous allons acheter des cotonnades, des K7 de musiques grecques, des bibelots. Dans une boutique ancienne de la Plaka, j’ai trouvé tous ces achats à des prix très convenables.

L’après midi, nous avons fais un dernier tour au centre ville sur la place Syndagma où nous avons fais quelques photos de la relève de la garde en blanc.

Ce soir nous préparons nos valises pour notre départ à  paris

 

7ème jour

 

Ce matin nous partons à Paris et nous prenons notre autocar jusqu’à la frontière greco-yougoslave où nous changeons de car comme à l'aller. Le trajet de retour sera le même. Il me semblera moins long

 

Laurence (voyage 1984)

 

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Publié à 11:50, le 15/07/2007, Athènes
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VOYAGES EN ALGERIE 1982/1983

VOYAGE EN ALGERIE 1982
 
 
1er jour   Aïn Sefra, et Tlemcen
 
 
 
Petite fille d’un officier de l’armée coloniale cantonné à la caserne Vallée à Alger dans les années 1940, ma quête personnelle me conduira en Algérie à Aïn Sefra, Tlemcen, Oran, Sidi Bel Abbes, Alger et Blida afin de retrouver quelques souvenirs perdus.
 
Nous fûmes invités pendant huit jours à un mariage berbère à Tlemcen. Avec trois amis algériens, nous avons décidé de partir à la découverte de l’Algérie. Avant de faire ce long périple de 700 km. Mes amis m’emmenèrent voir la première ville à l’entrée du désert. Moi qui rêvais de revoir le désert. Nous Prîmes la route de Colomb Bechar et nous nous arrêtâmes à Aïn Sefra.
 
Aïn Sefra située à 1000 mètres d’altitude et à l’extrémité de l’atlas . Adossée au massif du Djebel Mekter, Aïn Sefra est appelée la porte du Sahara. En 1904, le village européen fut dévasté par la montée subite de l’oued au cours de laquelle ­Isabelle Eberhardt trouva la mort.
 
(Isabelle Eberhardt fut le premier écrivain maghrébin d’expression française et premier journaliste dans la région du sud oranais. Elle écrivit les Nouvelles Algériennes(1905).
 
De l’autre côté de l’oued, nous pouvons admirer les magnifiques dunes aux couleurs d’or rouges qui s’étalent sur 20 km. La vision de ces dunes rouges me fascine et m’attire tellement le spectacle est merveilleux. Les rues d’Aïn Sefra sont plein de sables que le vent du sud transporte.
 
Voici une phrase du « Petit Prince de Saint-Exupéry il disait du désert « j’ai toujours aimé ce désert. On s’assoit sur une dune de sable. On ne voit rien. Et cependant quelque chose rayonne en silence » Cette phrase reflète tout à fait le désert comme je le vois. Il est attirant, impressionnant.
 
Après ce voyage le lendemain avant de partir, nous allons visiter la ville de nos amis : Tlemcen et ses monuments.
 
Tlemcen est une très ancienne cité du nord-ouest de l’Algérie, qui fut appelée Pomaria « les vergers » au Vème siècle sous le règne des Antonins. Elle fut un camp militaire romain fortifié à l’extrémité occidentale de l’Afrique. Cette magnifique ville ressemble à s'y méprendre à une ville marocaine . Elle est baignée d'une lumière douce en hiver et forte en été. Le mot Tlemcen signifie en berbère « tlem isan » « source tarie ».Tlemcen ne peut pas laisser insensible le voyageur :
 
Posée sur des contreforts montagneux (à huit cent mètres d'altitude) et traversées de cascades et de rivières. Tlemcen est considérée comme le château d’eau de l’Oranie à cause de ses précipitations pluvieuses,. Tlemcen est appelée la petite « perle du désert », entourée de vignes et d'oliviers. Elle est réputée pour ses maroquineries, ses tapis et ses vêtements qu'elle produit et qui font le ravissement des touristes dans les souks. Sous le règne des deux dynasties les Almohades et les Almoravides, Tlemcen fut la capitale de Maghreb Central pendant près de deux siècles ! Ville marchande par excellence, comme sa « jumelle » Oudja de l'autre côté de la frontière, C’ est une ville de rencontres et d'échanges culturels, religieux et politiques. Tlemcen l'ancienne capitale impériale, fut également surnommée « La Jérusalem du Maghreb », car elle comprend dans ses enceintes un bon nombre d'édifices religieux d’obédiences musulmanes et juives. Tlemcen est donc en plus, une ville sainte comme en témoignent ces quelques monuments : La Mosquée de Sidi Boumediene du 14ème siècle, dans son style arabo - andalou, ou encore la Grande Mosquée Djéma El Kébir du 12ème siècle, aux lignes épurées,.Il y a environ quarante-cinq sites naturels ou monuments classés à Tlemcen ou dans sa région, ce qui laisse rêveur. Le tombeau de la princesse, la medrassa, la porte Qarmadine, la médina de Tlemcen, les jardins, les innombrables mosquées, les palais, la citadelle de Méchouar, le Grand Bassin (il y avait autour des palais aujourd'hui disparus), la place Kissariya, le mausolée d'Ephraïm Enkaoura, les ruines d'Al Mansourah (la ville de briques rouges), la bibliothèque islamique, la grotte Beni Add, sans compter les villages alentour et les paysages magnifiques qui la bercent sont autant de joyaux incontournables que chaque personne de passage à Tlemcen se doit d'avoir vu avant d'en repartir. Allant de pair avec la richesse et la religion, Tlemcen fut également une ville de savoir, avec ses nombreuses medersa et écoles.... Tlemcen est une ville magique où il fait bon vivre et se reposer...
Voici quelques monuments visités à Tlemcen. Nous allons visité le Méchouar dit la ville de briques rouges et les ruines d’Al Mansourah car d’après les amis, elle est très importante dans la vie de tlemcéniens
 
La citadelle du Méchouar a acquis sa gloire et a joué un rôle déterminant dans tous les domaines : politique, social, militaire et autre. Son nom veut dire lieu de Mouchawara ou de conseils consécutifs. Il était encore la résidence du gouvernement central.
La citadelle fut édifiée par Abd El Moumen Ben Ali de la dynastie des Almohades. C’est une imposante structure unique ; son coté Est, apparemment élevé, repose sur une colline qui surplombe les quartiers Hawma de Mellala et Rhiba et les autres quartiers du bas, dominant la plaine du Nord Est. Quant aux côtés Nord et Nord Ouest, ils furent dressés en bordure d’une nappe d’eau.
A l’extérieur on y observe des murailles encore parfaitement conservées ainsi qu’une porte d’entrée principale avec un pont levis appelée Bab El Bounoude .Le mur du haut témoigne de la présence du style arabo - andalou.
 
Nous continuâmes notre visite par les ruines de la Mansourah. C’est vraiment un magnifique spectacle lorsque le soleil se couche sur ces ruines. Le nom de Mansourah signifie « la Victorieuse ». A l’origine Mansourah fut le camp du sultan de Fez. Ce siège durant huit ans. Il donna naissance à une ville de cent hectares avec son palais, ses caravansérails, ses mosquées. Les Mérinides firent le second siège qui occupèrent pendant onze ans. Jusqu’en 1352, la ville fut occupée par des dynasties qui se succédèrent. De toute ses guerres, il ne resta que des ruines et des morts dans chaque camp.
Après avoir fait une visite de Tlemcen plus complète. Nous dormirons chez des amis avant de reprendre demain le périple sur Oran
 
2ème jour Oran – Sidi Bel Abbes
 
ORAN, ville différente d’Alger aux accents espagnoles. Oran « la radieuse »dont le nom wharan qui signifie les deux lions en berbère car à l’époque dans les collines il y avait des lions.. Des les premiers siècles du 2ème millénaire avant notre ère. Les Phéniciens fondèrent des comptoirs et amenèrent les premiers juifs. Ce sont les romains qui assurèrent la prospérité de Portus Diveni qui englobent les sites d’Oran et de Mers El Kébir.
C’est en 903 que la ville d’Oran fut fondée grâce à des marchands arabes les Azdadja, venus de la côte d’Andalousie. Oran fut prise le 17 mai 1509 par l ‘armée du Cardinal Ximenes commandée par Pedro Navarro. La place fut enlevée au cri de Santiago y Cisneros.
Les Espagnols devinrent les maîtres de la ville jusqu’en 1708 et revinrent en 1732. Ils partirent définitivement après le tremblement de terre en 1792.
En 1831 la ville devint colonie française et préfecture d’Oran.
Le 3 juillet 1940 la flotte française basée à Mers El kébir fut bombardée par la flotte anglaise venant de Gibraltar. C’est autour des anglo-américains de débarquer, prélude au débarquement en Italie. Aujourd’hui cette ville moderne est avant tous la capitale du Raï. Le Raï a longtemps été considéré comme vulgaire mais grâce à des chanteurs tel que Khaled, Cheb Mami, Faudel . Le Raï a redoré son blason.
 
 Apres avoir bu un café sur la promenade du port , nous avons repris la route côtière afin de voir SIDI BEL ABBES, la patrie de la légion étrangère à 80 km d’Oran. Après une heure de route, nous arrivâmes sur l’ex place Carnot où un bien joli petit kiosque à musique rappelle la colonisation française et les heures chaudes où les Français et les Arabes aimaient écouter de la musique. La ville fut bâtie par les militaires français sur les rives de la Mekerra sur un plan a damier avec des fortifications et des portes dans chaque coin. Son premier nom fut Biscuit Ville en 1859 et Sidi Bel Abbés du non d’un saint musulman Sidi Bel Abbés Bouzidi .
 
il ne reste plus rien de ce passé. Jusqu’à l’indépendance, la ville de Sidi Bel Abbés abritait la légion étrangère « Tiens Voilà du boudin ». En 1962 elle déménagea pour Aubagne. Les bâtiments militaires sont devenus des écoles, une gendarmerie nationale, une école de médecine. Beaucoup de gens célèbres sont nés dans cette ville : Marcel Cerdan. J’ai bien apprécie cette ville très mignonne mais là où j’ai moins apprécier c’est d’être contrôler par la gendarmerie tous les 100 ou 200 km.
Nous reprîmes la route côtière vers Alger que nous atteindrons tard ce soir.
Nous arrivâmes aux abords d’Alger et je sentis en moi une certaine émotion. J’ai hâte de découvrir les souvenirs de mon grand-père.
 
3ème jour ALGER
Il est 21h 00 Je reçois en plein visage ma première bouffée d’air poisseux et collant, chargé de cette humidité et de ce vent du sud venu du désert. A cette heure du soir, nous allons dormir à l’Hôtel Saint George. Devant les portes blanches du Saint George , les murs sont ornés de bougainvillées et de jacarandas. J’avais choisi cet hôtel pour ses architectures, son confort très british.
Alger la blanche ou El Dzazaïr (îles) . La métropole est bâtie sur les contreforts des collines du Sahel algérois s’étendant sur une trentaine de kilomètres. Elle jouit d’une situation géographique remarquable. S’érigeant en amphithéâtres sur les coteaux d’El Biar et de Mustapha pleins de lumières et de verdures. De Bouzaréa à Kouba , la ballade nous mènera vers différents quartiers aux milles visages (quartiers populaires, quartiers des ambassades aux blanches villas de style mauresque tapies dans les jardins de fleurs, de palmiers, pins, eucalyptus aux multiples senteurs. Sur les hauteurs serpentent de romantiques chemins qui dégringolent vers le cœur de la ville et son front de mer.
 
La grande poste, édifice de style néo-mauresque domine les grandes artères commerçantes du centre ville (Bâb Oued, rue Didouche-Mourad ex rue Michelet ). On peut accéder au front de mer pour le Boulevard Zirout-Youcef ex Carnot . nous découvrons une jolie promenade au milieu des arcades où siègent des édifices gouvernementaux (Palais du Gouverneur, banques, Ministères. Au détour, nous pouvons nous reposer dans de jolis parcs comme Le Parc Galland, les Jardins d’essai.
 
Sur les hauteurs de la ville, nous rentrons dans l’un des quartiers le plus populaire qui n’est autre que la Casbah . A l’origine ce mot voulait dire « citadelle »
 
Elle fût bâtie sur les ruines de l’ancienne ville phénicienne d’Icosium. La casbah est composée de deux parties : la ville haute et la ville basse. C’est aussi des labyrinthes de ruelles, de chicanes et de maisons pittoresques, accrochées à flanc de colline.
 
4ème jour à Alger la Blanche (Dar el Beïda) et Dzajaïr
 
Après un petit déjeuner copieux au restaurant de l’hôtel St George, nous décidâmes avec les amis de partir sur les traces du passé et à la découverte d’Alger la Blanche Je vais voir la maison où habitait ma mère et mes grands-parents maternels. Nous empruntons le boulevard du Télemly puis l’avenue George Clemenceau où là je m’arrête devant une maison aux balcons portant des svastikas. Je dis à mes amis. Voici la maison où ma mère a vécut !!!. Nous montâmes dans la maison et l’un de mes amis frappa à la porte. Une famille algérienne nous ouvrit la porte et nous vîmes l’intérieur. J’ai ressentis à ce moment là une grande émotion. Puis nous allâmes faire des photos sur la terrasse de la maison. Nous avons une vue sur le Parc Galland où des enfants jouent au ballon.
 
Après notre escapade sur les hauteurs d’Alger, à El Biar, nous redescendons pour savourer un peu de calme et sirotés un thé à la menthe au comptoir du bar du St George. Ce bar reçu la visite du Général Twight Eisenhower en 1942. Puis dans l’après midi nous irons à Blida chez des amis pharmaciens.
 
Après 1 heure de voiture nous arrivâmes à Blida. II fait chaud et l’air est chargé d’un doux parfum de roses. Cette ville est réputée dans la culture des roses.
 
5ème  jour - Blida
 
Cette petite ville arabe est surnommée Ourida «  la petite rose ». Elle se situe dans la Mitidja, terre fertile et agricole où poussent orangers, citronniers, oliviers et mimosa et bien sûr des roses. De part sa situation géographique cette petite ville est entourée de jardins pleins de roses et d’orangeries comme d’une parure éclatante adossée à la montagne qui l’abrite et dont les sommets se revêtent en hiver d’une étincelante blancheur, Blida ressemble à une fleur énorme épanouie au pied de l’Atlas.
A 19 kilomètres de Blida nous décidâmes d’aller respirer l’air pur de l’Atlas en allant à Chréa. Après une centaine de virages en épingle à cheveux, nous atteignons Chréa à 1500 mètres d’altitude. C’est une ancienne station climatique au milieu des cèdres bleus crée par un poilu qui a été gazé à la Guerre de 14.
Après quelques   ballades au milieu des cèdres, nous continuons notre route vers les Gorges de la Chiffa où le ruisseau des singes. Pour y parvenir, nous empruntons la route très escarpée de Blida, Nous découvrons un ravin aux pentes couvertes d’arbustes, de fourrés. Au fond court, limpide, le fameux ruisseau. Depuis très longtemps, des bandes de singes ont élu domicile parmi les arbustes et se mêlent aux touristes.
A Blida nous allons dormir chez des amis pharmaciens
Puis demain , je prendrais l’avion pour rentrer à Paris. Je reviendrais en Algérie pour quelques jours en 1983.
 
 Second voyage 1983
 
je suis retournée en Algérie avec ma tante qui avait été au Maroc en 1976 et ma mère car à cette époque ma mère travaillait pour une grande compagnie française de téléphone. Elle devait aller à Alger pour dédouaner du matériel de téléphonie (des pots de répéteurs et des instruments de mesures) afin d’installer le téléphone dans ce pays.
Ce fut un voyage de deux jours mais fort mouvementé avec plein de surprise ! .
 
La première journée
 Ma mère est allée discuter, parlementer, négocier avec les autorités et les administrations algéroises, ministère des PTT, douane afin que l’on puisse dédouaner notre matériel.
En attendant que les bureaux rouvrent vers 17 h00 dans le centre d’Alger, toutes trois nous allâmes à pied voir le quartier d’El Biar et la maison où ma mère avait vécu. Je connaissais déjà les lieux car j’y étais venue en pèlerinage en 1982 lors d’un autre voyage dans l’Oranie et l’Algérois.
A midi nous mangeâmes une bonne daurade grillée dans un restaurant très réputé « Le Simbad » situé à la rampe de la Pêcherie. C’était succulent !!!
En fin d’après midi nous eûmes les autorisations de dédouaner et de sortir le matériel pour le remettre aux ingénieurs.
 
En toute fin de soirée, nous étions sur le point de rentrer en France. Après une bonne heure dans les embouteillages d’Alger. Nous arrivâmes à l’Aéroport d’Alger Houari Boumediene. Nous fumes surprise car l’aéroport était en pleine effervescence. Il n’y avait plus aucun avion car le gouvernement avait réquisitionner tous les avions. C’était le bouquet !!!. Nous allions passer la nuit dans l’aérogare et ma mère était furieuse. Heureusement que ma mère connaissait du personnel au douane d’Alger. L’un d’eux nous proposa leurs deux chambres au grand hôtel qui surplombe Alger et qui se nomme El Aurassi.
 
Sur le coup, Nous passâmes une bonne nuit tellement nous étions fatiguées par les embouteillages d’Alger et les palabres
Nous ne vîmes même pas les minarets des mosquées illuminer
 
Le Lendemain, nous sommes partis à l’aéroport afin de prendre des nouvelles et nous inscrire sur la liste d’attente du vol pour Paris. Nous eûmes le dernier vol du soir tellement c’était plein. Nous eûmes un 747 flambant neuf. c’était la première fois que je voyageais confortablement sur un gros porteur. Sur la méditerranée, nous avons eus des turbulences et nous avons presque reçu nos cafés sur les genoux.
 
Arrivée à Paris, Notre avion se gara assez loin du terminal et nous dûmes prendre des kilomètres de couloirs. En plus ce soir, nous avons eus du mal à trouver nos bagages tellement il y avait affluence. Au bout de trois ou quatre tapis roulants, eurêka ! Nous avons récupéré nos bagages !!
 
Voilà la dernière épopée en Algérie.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


Publié à 11:30, le 2/07/2006, Alger
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VOYAGE AU SRI-LANKA 1979 1ere et 2ème partie

PREMIERE PARTIE VOYAGE AU SRI-LANKA 1979
 
 
1er jour départ paris - Colombo
 
Si j’ai choisi d’aider le Sri Lanka lors du tsunami de décembre 2004. C’est que j’avais encore des souvenirs merveilleux et affectueux de ce beau pays. J’avais eu pendant mon séjour une histoire d’amour avec le patron de l’hôtel Sapphire à Colombo, Monsieur Muhammad Iqbal dont la famille était joaillier à Ratnapurna. Ce récit date de la mi-août 1979. J’avais commencé à travailler dans une société de transport à Paris. Ma mère travaillait en tant qu’ingénieur logistique transport pour une société française de téléphonie qui était représentée dans le monde ainsi qu’au Sri Lanka. Ce fut une occasion de visiter le pays car le représentant là-bas nous proposait les services d’un chauffeur -guide.
 
A la mi-août vers 22h30, une amie (Melle Castagnier aujourd’hui décédée) et moi prenions un vieux DC8 de la compagnie Air Lanka qui faisait une escale technique à Bahreïn dans les Emirats Arabes. Les hôtesses à bord portaient un sari jaune moutarde. Nous arrivions à Bahreïn à 3h30. Nous fûmes littéralement happées par la chaleur sèche qui se dégagea du tarmac. On aurait dit une cocotte minute qui laisserait échapper sa vapeur !! Pas moyen de se procurer une bouteille d’eau ou même un café à cette heure avancée du jour, les magasins de l’aéroport étaient fermés. Dès l’escale terminée, nous repartîmes vers Colombo soit 14 heures 50 de vol. Nous arrivions à Colombo à 11h30, soit 5h30 de décalage horaire. Un taxi vint nous prendre et nous amenèrent à l’hôtel Sapphire au 371 Galle Road à coté du légendaire Galle face Hôtel. Le patron nous accueilli avec un large sourire. A peine dans nos chambres nous tombâmes de sommeil du au décalage horaire. Nous fûmes tirées de notre sommeil par le téléphone. Un commandant d’un navire marchand roumain « Le Bucarest » nous invitait à passer la soirée avec lui. Son navire était bloqué depuis 1 mois à l’entrée du port et attendait qu’il soit déchargé. Ce commandant n’avait pas vu de femmes occidentales depuis plusieurs mois. Il insista et nous fîmes danser des rock’n’roll, des slows, des boogie-woogies à un rythme endiablé sur la piste de danse de l’hôtel Sapphire. L’hôtel avait su conserver son air anglais vieillot avec son orchestre et sa piste de danse.
 
2ème jour à Colombo
 
Nous nous promenâmes sur Galle Road, c’est un long ruban routier s’étendant du Nord au sud du Littoral qui fait partie du quartier de « Galle Face ». Sur Galle Road, Les magasins et les échoppes construites en briques et en tôles ondulées étaient couvertes d’inscriptions cinématographiques indiennes et publicitaires. Les ordures jonchaient le sol. Il n’utilisait ni poubelle, ni sac plastique et c’était pareil partout dans tout le pays. Les chiens et les corneilles et parfois les chèvres et les vaches s’occupaient du nettoyage des caniveaux. Les éboueurs ne passaient pas les week-ends. Plus haut, Le marché regorgeait de fruits (papayes, bananes, fruits de la passion, avocats).C’est un endroit vraiment agréable et frais avec toutes ses odeurs. A 17h30, Je fus surprise quand je vis les premières lumières du marché. La nuit commençait à tomber. A l’hôtel on nous recommanda de ne pas sortir le soir pendant le couvre feu. Dans le Nord, c’est les débuts des affrontements avec les tamouls.. Nous finîmes notre soirée au bar discothèque de l’hôtel. Cet endroit allait devenir pour moi le lieu où j’allais rencontrer mon premier amour. Et je dansai des slows en compagnie du patron jusqu’à fort tard dans la nuit. Avant d’aller nous coucher nous vîmes à la réception la police militaire contrôler tous les passeports.
 
 3ème jour Visite de colombo :
 
Nous partîmes à la découverte de Colombo avec en poche un plan de la ville afin de nous rendre dans les bureaux de la société de téléphonie où notre chauffeur nous attentait. Nous trouvâmes le bureau situé dans le quartier du port, et l’accueil fut chaleureux.
 
Nous fîmes la connaissance de notre chauffeur, un cinghalais nommé Paul, catholique et qui comprenait un peu le français. Paul nous fit découvrir les rues et les temples de Colombo. C’est une ville fascinante qui a subit l’influence des marchands romains, arabes et chinois. Au VIII è siècle une communauté musulmane contrôlèrent le commerce entre le monde cinghalais et le reste du monde. Les Portugais s’y installèrent au XVI siècles et construire un fort pour protéger le commerce des épices. Ils donnèrent le nom de Colombo a un quartier du port ainsi qu’au fort et à la gare. Il faudra attendre l’arrivée des britanniques qui firent de Colombo leur capitale nommée Ceylan en 1802 quand ils établirent leur Empire. Colombo prit de l’essor
 
Colombo s’étendait sur 6 km et se compose de quatre quartiers dont celui de Pettah qui abrite de nombreux cultes religieux (musulmans, indous, bouddhiste) et un grand bazar très animé. Sur Sea Street, les joailliers côtoient de petites herboristeries où l’on vend des traitements ayur-védiques.. Le parc Viharamahadevi, le plus vaste de Colombo, célèbre pour ses superbes arbres en fleur de mars à mai, abrite l'hôtel de ville, Puis Paul nous amena voir deux temples indous. Dans le quartier Nord, le temple Sri Ponnambala Vaneswara nous offre une vue d’ensemble aux couleurs criardes du panthéon indou Shiva, Parvati, Ganesh, le dieu éléphant. Plus loin un autre temple construit en granit gris montrant des statues du dieu Ganesh. Puis nous passâmes par Cinnamon Gardens autrefois occupé par des plantations de cannelle, c’est un quartier luxueux dont les rues élégantes sont bordées de riches demeures, et d’ambassades.
 
Les compagnies commerciales de thé, de caoutchouc ainsi que l’administration coloniale s’installèrent près du port. De cette colonisation, il reste une forte note britannique dont son légendaire « Galle face hôtel fondé en 1864 avec son style blanc néo classique et la Promenade Galle Face Green.
 
Nous rentrâmes à l’hôtel pour déjeuner et nous reposer de cette promenade. En fin d’après midi nous décidâmes de faire un tour sur la promenade Galle face Green. C’est un endroit très agréable où de nombreux cinghalais, indiens viennent se détendre. Plus loin des familles achètent des billets de loterie aux divers marchands ambulants se trouvant sur la promenade. Des enfants lançaient leur cerf-volant ou jouaient à la balle. En tous cas j’ai bien aimé l’ambiance de ce lieu un peu rétro
 
La soirée prend fin au bar de l’hôtel en compagnie du patron. Demain nous partirons pour 3 jours à Kandy et ses environs, Dambulla, Sigiriya, Polonnaruwa, Anuradhapura. Le programme va être chargé.
 
4ème jour Kandy (116km)
 
Nous partîmes de bon matin vers Kandy, la route était relativement potable et notre chauffeur Paul roulait prudemment. En cours de route à 80 km, nous nous arrêtâmes sur le bord de la route pour acheter un coco frais à une marchande ambulante. Il faisait très chaud et humide. Nous étanchâmes notre soif grâce à ce coco qui devait bien contenir 1 litre. Les vêtements de coton collaient à la peau. A mi-chemin nous découvrîmes des femmes en tenues chatoyantes qui récoltaient le thé dans les plantations. C’est vraiment un très joli spectacle !!! Avant d’aller directement à Kandy, notre chauffeur nous fit visiter un jardin d’épices où près 400 variétés d’épices et d’arbres poussaient (Cardamones, cannelles, poivres, vanilles, bananiers, avocatiers, manguiers. Nous achetâmes un coffret en bois contenant plus d’une centaine d’épices.
 
Nous atteignîmes la ville de Kandy vers 11h30. Kandy est une ville aux portes de la région montagneuse qui est renommée pour son climat agréable et son charme. Face au Temple de la Dent de Bouddha, le dernier roi de Kandy fit creuser en 1807 un lac artificiel de 4 km de large. Dans cette ville nous ressentîmes une grande dévotion religieuse. Nous passâmes à l’hôtel Suisse afin de nous changer et prendre une douche. Quel ne fut pas mon étonnement et celui de mon amie quand le réceptionniste nous informa que quelqu’un nous attendait au bar. C’était Monsieur Iqbal, directeur de l'hôtel Sapphire . Il voulait passer une ou deux journées en ma compagnie. C’est à ce moment là que je compris qu’il était tombé amoureux de moi. Avant le déjeuner nous fîmes convier à une démonstration de danses kandyennes pour les touristes. A 13h30, nous allâmes tous trois au restaurent le Semani, un restaurant chic mais très bon.
 
Dans l’après midi, Paul me réserva une surprise. Il nous emmena voir le bain des éléphants sur la Rivière Kelanya . Un Mahout m’offrit un bain sur le dos de son pachyderme. Il paraît que cela porte-bonheur. J’acheta au Mahout un bracelet en poil d’éléphant Au-dessus de la Rivière Kelanya, Paul nous montra où avait été tourné le film « Le pont de la Rivière Kwaï » et nous essayâmes de passer de l’autre côté de la rivière sur un pont de « singe » articulé en bois. J’étais morte de peur en regardant en bas les eaux de la rivière qui bouillonnaient et charriaient des troncs d’arbres. Le pont quant à lui bougeait et je ne fis que quelques mètres.
 
Le soir nous allâmes à une procession bouddhiste au Temple de la dent de Bouddha. La visite s’effectua en sarong et pieds nus afin de respecter les préceptes de leur religion. Sous peine d’impureté, à l’intérieur, on ne devait pas marcher sur les plinthes des portes en bronze. Le temple se composait d’un ensemble de bâtiments à l’intérieur d’une enceinte.. Le reliquaire avec la dent de Bouddha se trouve au 1er étage du bâtiment dans un coffre derrière des portes en argent, ornées de défenses d’éléphant. Les portes du reliquaire de la dent de Bouddha sont ouvertes que quelques secondes pour que les fidèles y déposent leurs offrandes.
 
Fin premiere partie
5ème jour : Dambulla – Sigiriya 96 km -
 
 
 Le lendemain, nous partîmes vers le temple d’or de Dambulla, C’est un monastère dont les cinq grottes sanctuaires sont entièrement ornées de peintures murales exécutées au XVIIIè siècle, de couleurs ocre et rouge vermillon. Elles recouvrent près de 2100 m2.
 
Le premier temple Le Devajara (temple du roi divin) abrite un bouddha couché sur le flanc de 14 m de long sculpté au 1er siècle avant Jésus Christ. Il fut repeint en or au XIIèsiècle. Les fresques sont en revanche très détériorées.
 
Le second temple Mahajara Vihara (grands rois) est la 2ème grotte sanctuaire la plus vaste. Elle abrite 53 statues de bouddha recouvertes d’or dans une lumière tamisée et sacrée. Les autres grottes sont recouvertes de peintures murales sur 1800m2, de statues de bouddha plus au moins grandes. Cet endroit est vraiment splendide.
 
Sigiriya
 
a  midi nous allâmes manger un plat cinghalais composé d'un riz au curry et de hoppers dans un restaurant situé à côté du rocher de Sigiriya . Je me préparai à faire cette ascension du rocher de Sigiriya seule car l’amie qui m’accompagnai n’avait pas la force d’aller en haut sous cette chaleur humide. Arrivant au pied du rocher rouge je reste stupéfaite par le site. Perché à 370 mètres, Sigiriya qui signifie le rocher du lion car il y avait un lion de pierre qui gardait à l’époque l’entrée du palais. Le palais s’étendait sur 15 000m2. Il était constitué d’un labyrinthe de couloirs, galeries et d’escaliers. Près 500 concubines accompagnaient le roi. Le roi parricide Kasyapa destitua son père, le roi Dhatusena pour prendre sa place, puis l ‘emmura vivant et chassa son frère Mugalan. Il fit bâtir une citadelle au sommet du rocher. Ce sommet est desservi par un étroit escalier de 1232 marches abruptes qui se faufile entre les pattes géantes du lion sculpté.
Au sommet, dans une anfractuosité du rocher. On peut observer à la lampe de poche que des guides locaux vous font payer quelques roupies. Quelques 23 demoiselles, apsaras (demoiselles des nuages) peintes en buste, seins nus, magnifiquement parées, coiffées et portant des fleurs ornent les parois de cette grotte depuis 1500 ans. Ces peintures murales sont magnifiquement conservées. Du haut de cette plate-forme, on a une vue superbe sur les jardins royaux constitués d’allées, de parterres dessinés au cordeau, de terrasses et de bassins en pleine jungle Après trois heures de descente, me voilà de retour sur le plancher des vaches !!

 
Nous partîmes vers Polonnaruwa mais en cours de route, la pluie se mit violemment à tomber et les routes furent impraticables. L’eau rentrait partout. Nous devions passer la nuit dans un Eco-lodge. Heureusement Paul connaît un Eco-Lodge proche de Sigiriya à Habarana (24km) en pleine jungle.

 
Nous arrivons en fin de soirée à l’Eco Lodge de Habarana » c’est un lieu splendide situé en pleine jungle. Les chambres étaient pourvues de ventilateurs énormes et de moustiquaires. Les meubles étaient simples et en rotins. Pendant que la pluie tomba, nous allâmes dîner au restaurant de l’Eco Lodge.
 
6ème jour  Polonnaruwa et Anuradhapura.
Ce matin je fus réveillée en sursaut. Des petits singes verts jouaient sur notre balcon et nous regardaient dormir. Ils nous chipèrent quelques friandises que l’on avait achetées pour le voyage. Nous déjeunâmes et partîmes vers Polonnaruwa et Anuradhapura car le temps était meilleur. Il ne pleuvait plus. Il faut dire que la mousson avait commencée. Monsieur Iqbal rentrait à Colombo.
Nous partîmes vers les cités de Polonnaruwa et Anuradhapura. Après 1 heure de route, nous sommes en vue de la cité de Polonnaruwa. Nous fûmes assaillies par les colporteurs de tout poil qui vendaient des antiquités (sûrement des copies). Cet endroit est célèbre pour son triangle culturel délimité par les villes de Kandy, Polonnaruwa etAnuradhapura. Cette ancienne capitale désertée d’un royaume indou depuis le 10ème siècle, puis reconquise par la jungle constitue avec ses ruines dispersées dans un parc de 122 hectares soit 15 km un des plus beaux sites archéologiques de l’Ile.
 
Nous commençâmes notre visite par la partie la plus occidentale du site venant de l’entrée. Nous découvrîmes le palais royal (Vejayanta Prasada). Sur 7 étages et 1000 pièces qui existaient. Il ne reste qu’aujourd’hui que 2 étages.
 
Sur la Gauche nous accédâmes à la salle d’audience ou du conseil où il ne reste qu’une haute terrasse dont le soubassement est orné de frises d’éléphants, et de lions assis. L’escalier est précédé de 2 pierres en demi-lune sculptée de frises décoratives.
 
La seconde partie de la visite est le quadrilatère. C’est une place rectangulaire surélevée comprenant une douzaine de monuments qui abrite la relique de la dent de Bouddha, symbole du pouvoir cinghalais. En face du Thuparama, temple indou le mieux conservé du site, il y a le Vatadage qui est attribué à Naissankamalla (1187-1196). C’est un temple reliquaire de forme circulaire à quatre portes dont chacune représente l’un des quatre points cardinaux ouvrant chacune sur une statue de bouddha en posture de méditation. Quatre bouddhas encadrent un petit dagoba au centre du cercle. Ils se tournent le dos et regardent dans les quatre directions. Les rampes et les marches sont finement sculptées, précédées de pierre de lune (Moonstone) et encadrées de stèles représentant les trois serpents gardiens traditionnels.. Nous continuâmes cette visite par le plus grand dagoba le Rankot Vehara. Il fut édifié pendant l’âge d’or de la capitale par le roi Nissanka Mala. Ce dagoba avec ses 60 mètres de hauteur en fait le monument le plus grand du site.
 
Dernière étape de ce fabuleux parcours archéologique
 
Au Nord nous arrivons au temple du rocher le Gal Vihara et ses quatre bouddhas creusés dans le granit. Le 1er bouddha haut de 5m est assis en position de méditation dans une niche bien décorée. Le plus petit sculpté est assis au fond d’une grotte. Le grand bouddha couché de 15 mètres de long est l’une des pièces majeures de la sculpture cinghalaise. Il offre un sourire figurant à l’état du Parinirvana.
A la fin de cette visite, j’avais les yeux plein de merveilles et de rêves.
 
Nous répartîmes vers Anuradhapura fondée au Vème siècle, elle fut la capitale prestigieuse de l’île pendant près de 1400 ans. 119 rois y règnent. Elle fut placée sous le patronage de trois monastères bouddhistes, et grandit autour d’immenses édifices reliquaires, les dagoba, construits à la mémoire de Bouddha. Elle s’étend autour d’un banian sacré (Sri Maha Bodhi) qui serait l’arbre le plus vieux du monde (plus de 2000 ans) et indissociable de la religion cinghalaise et haut lieu du pèlerinage bouddhiste. Nous allâmes voir ses monuments. Nous commençâmes par le palais de bronze le Loha Pressada qui pouvait accueillir quelques 1000 moines et qui brûla. Au fond d’une allée, nous apercevâmes le dagoba blanc de Ruvanvelisaya haut de 90 mètres. Autour du mur d’enceinte, des dizaines de têtes d’éléphants gardent le site. Après ces visites nous rentrâmes à Kandy où nous passons un dernier soir avant de regagner l’hôtel Sapphire à Colombo
 
7ème jour – Kandy puis Négombo
 
Ce matin, nous reprîmes la route vers Colombo mais avant de rentrer nous allâmes visiter une fabrique de thé afin d'y acheter un paquet. Après 1 heure de route nous arrivâmes à la fabrique de thé. Un employé nous montra les différents procédés de fabrication du thé après la cueillette (sélection, tamisage, torréfaction) puis il nous offrit un thé. A la fin de la visite nous achetâmes un ballot de 500 grammes de thé. Cette visite fut très instructive. Nous reprenâmes la route vers Colombo. La ville avec ses embouteillages, ses odeurs et ses bruits nous semblaient infernale puis nous décidâmes à midi de partir sur l’une des plages de la côte Nord ouest du Sri- Lanka à Négombo.
 
Négombo
 
Après une demi-heure de voiture de Colombo dans les embouteillages nous arrivâmes à Négombo
C’est une ville située entre un vaste lagon et la mer. C'est aussi un des ports de pêche le plus important de la côte occidentale. Chaque matin à l'extrémité du lagon, la petite ville s’anime car il y a un marché à la criée très pittoresque qui attirent les touristes et les cinghalais. Les Hollandais construisirent des églises afin d’évangéliser la région. Les Hollandais bâtirent le canal reliant Colombo à Puttalam et qui servit aux transports de la cannelle. Nous trouvâmes un restaurant dans un hôtel 4 étoiles situé au bord du lagon. On nous servit un cocktail de crevettes (bouquets) avec des tranches de fruits de mangues et d’avocats et une langouste entière. Le tout pour chacune de nous deux soit l'équivalent de 40 € par personne. Je n'en croyais pas mes oreilles.
 
Dans l'après midi, nous décidâmes d'aller prendre un bain de soleil sur la plage. Vers 17 heures nous vîmes plein de barques cinghalaises appelées Oruwagenre de bateaux à balanciers, surmontés d'une voile triangulaire, ancêtre du catamaran qui rentraient au port. C'est un très joli spectacle de voir toutes ses voiles au large. Puis nous allâmes visiter le fort hollandais en forme de fer à cheval avec sa tour de garde qui date de 1678 puis nous rentrâmes à Colombo.

 8ème jour Ratnupurna 101 km
 
Le lendemain nous allâmes à Ratnupurna afin de faire des achats pour des amis stéphanois. Nous devions trouver pour leur femme des bagues serties de saphir ou de rubis. Ratnupurna a une solide réputation dans le commerce et dans le travail des pierres précieuses. Le matin, notre chauffeur nous emmena à Ratnupurna. Ce n’est pas une ville très attrayante question monument. Dans la grande rue principale de la ville, il y avait beaucoup de magasins où se vendent et se négocient les pierres précieuses extraites des mines de la région du Sri Prada. Les saphirs et les rubis sont les plus beaux du monde. Nous entrâmes dans une échoppe qui nous avait été recommandé par le directeur de l'hôtel. Les vendeurs nous proposèrent plusieurs formes et couleurs de pierres. Nous achetons deux bagues en saphir bleu foncé et une bague en améthyste pour moi.
De retour à Colombo vers 16h30 Je vais au Galle face hôtel car ils ont une piscine d’eau mer afin d'y goûter l'eau. Tous les grands hôtels de Colombo possèdent des piscines car il est difficile de se baigner en mer car elle est infestée de requins dès que l'on a passé la barrière de corail. Pour un hôtel luxueux comme le Galle Face, je suis très étonnée par leur courtoisie car il me prête une serviette et m’offre un thé vert. L’eau est délicieuse et chaude + 23°. Un Rêve !!!. Nous rentrons car la pluie se met à tomber averse. Nous sommes trempées jusqu’aux os.

 Le soir Monsieur Iqbal m'invite dans son bureau et sort du coffre un petit paquet qu'il me tend Dans ce paquet il y a trois saphirs et une aigue-marine. Ces pierres sont pour moi en geste d'affection. Je suis très émue de ce gest
 
9ème jour Galle 119km
Le lendemain nous décidâmes de partir sur la côte sud-ouest du sri -Lanka à Galle. Notre chauffeur nous conduisit à la Gare de Colombo-fort afin de prendre le train de Colombo-Matara via Hikkaduwa et Galle. Le bâtiment victorien de Colombo Fort garde tout le charme des premières gares édifiéessous les tropiques. Elle est constituée d’une immense salle des pas perdus et de bancs. Pas évident de se faire comprendre même avec notre anglais mais heureusement il y a un point d’accueil qui aide les touristes à trouver leur quai. Nous trouvâmes notre train en partance vers Galle sur l'un des quais. Il était déjà bondé. . C’est un vieux train. Les wagons étaient composés de voitures de 2ème et 3ème classe. Les 2ème classe étaient pourvues de gros ventilateurs et de banquettes en cuir tandis que les 3ème classe avaient de simples banquettes en bois. Les Cinghalais dormaient dans les couloirs. Il faisait très chaud
En cours de route à chaque arrêt des marchandes ambulantes nous vendent fruits, boissons et viandes grillés(brochettes. La population disparate (paysans, maraîchers) monte dans le train avec leur cabas chargé de produits. Les paysages que nous traversons sont splendides avec tout au long du littoral, de très belles plages de sable fin et de jolis petits villages de pêcheurs
 
Enfin au bout de 5 heures, nous atteignions la ville de Galle. C’est une ville fortifiée qui fut successivement colonisée par les Portugais et les Hollandais. Elle fut une ville de comptoirs sur la route des épices et elle devint un important port. Beaucoup de marchandises transitèrent par ce port. La venue des portugais fut accidentelle tandis que les Hollandais, ils occupèrent longtemps la ville de Galle. De ce passé subsistent de nombreuses traces. La vieille ville se cache au cœur des remparts. Dans cette vieille ville, on peut admirer des trésors architecturaux tels que de vieilles maisons coloniales aux façades ornées de véranda à colonne en bois. Les remparts sont l’œuvre des hollandais. Ils se composent de bastions appelés Etoile, Lune et Soleil. Le seul bastion bâtis par les Portugais est le bastion noir à l 'extrémité Nord ouest des remparts. En dehors des remparts on peut admirer l'église blanche réformée de Groote Kerk datant de 1754 avec son style sobre et dépouillé.
 
L’actuel New oriental Hôtel fut la demeure du gouverneur hollandais en 1864. Elle fut transformée en hôtel de luxe.
 
Les Portugais, hollandais laissèrent une chose étrange c’est la dentelle aux fuseaux. La dentelle est devenue la spécialité de la ville. D’ailleurs dans la vieille ville sur le pas des portes on peut encore voir des dentellières aux carreaux qui travaillent. Ces deux colonies laissèrent leur empreinte raciale dans la population cinghalaise. Il y existe dans la population cinghalaise des métis portugais ou hollandais appelés Burgers. On les reconnaît à quoi, ils ont des traits d’européens avec une peau pâle et des cheveux blonds.
 
J’ai été très peinée d’apprendre en décembre 2004 que lors du tsunami, la ville et sa population avaient beaucoup souffert. Le train que j’avais pris à l’époque avait été emporté par la vague du tsunami et avais déraillé faisant des milliers de morts.
 
L'après midi nous allâmes visiter une serre remplies d’orchidées à côté de Galle. Puis vers 17 heures nous reprîmes le train de retour. Le voyage dura plus longtemps car nous avions pris un omnibus qui s'arrêtaient dans toutes les grandes gares. Nous arrivâmes à Colombo-Fort à 20 heures.

 10ème jour - Kalutara
 
- Avant dernier jour de ce séjour avant notre départ vers Paris. Nous décidâmes de faire un dernier tour dans une autre station balnéaire proche de Colombo. Nous allâmes à Kalutara à 77 km de l'aéroport de Colombo . C’est une ancienne ville faisant le commerce des épices. Elle est connue pour sa vannerie et ses mangoustans. Les mangoustans sont des fruits très sucrés importés de Malaisie en 1813. A kalutara on y trouve un joli dagoba blanc creux que l'on peut visiter car il y a de très belles fresques. Tous les conducteurs s’arrêtent devant le dagoba blanc pour déposer leur obole afin de se protéger des accidents de la route. L'après midi de retour à Colombo nous invitons notre chauffeur à prendre une petite collation afin de lui dire au revoir. Nous lui remettons un petit cadeau pour ses services. Nous terminons dans nos chambres le rangement de nos valises.
 
Le soir, l'ambiance n'est pas la même. Tout le monde est triste de devoir se quitter. Je sens que Monsieur Iqbal est très triste. Il sait que nous ne reviendrons plus au Sri Lanka. La soirée se termine en sa compagnie
 
11ème jour départ vers Paris
 
Ce matin nous prenons pour le plaisir un bon petit déjeuner anglais toasts grillés, thé de Ceylan et jus de papaye. Nous faisons quelques courses dans les échoppes de Galle Road pour y acheter des batiks, des orchidées et des masques. Notre avion doit décoller à 20 h30 mais nous devons être 3 heures à l'avance à cause de la fouille des bagages. Monsieur Iqbal nous accompagne à l'aéroport où nous nous disons au revoir avec les larmes dans les yeux. Nous nous écrirons.
Avant de monter dans l'avion, nos bagages furent fouillés. Nous eûmes un peu peur car mon amie avait caché dans l'étui de ses lunettes les pierres précieuses que l'on avait achetées à Ratnapurna. Nous prîmes un DC8 de la compagnie Air Lanka. Pendant le vol tous les passagers avaient froid. Le chauffage ne fonctionnait plus. Nous dûmes nous arrêter en cours de route à Zurich pour faire une réparation. Cette panne nous prit 4 heures que nous passâmes au bar de l'aéroport. Toutes les annonces de l'aéroport étaient en allemand et nous ne comprenions rien. Tout à coup nous vîmes les gens de notre vol courir. Nous en fîmes autant car nous aurions raté l'avion. A l'intérieur, nous eûmes une collation et nous repartîmes vers Rome Fiumicino où nous avons changé de personnel de bord. Vers 9h30, nous arrivions à Orly avec 4 heures de retard les bras chargés de paniers de paille contenant nos orchidées, masques, thé. Le vol s'était bien passé.
AVIS
 
J’ai gardé une grande affection pour ce pays qui m'accueilli les bras ouverts avec douceur et gentillesse . J’ai rendu hommage aux morts du tsunami du 26 décembre 2004 en collaborant à l'aide humanitaire en adressant des colis de biens courants et scolaires par l'Intermédiaire d'Hopital Assitante représenté Christian Delagrange.
 
Toutes les côtes furent touchées par le tsunami dont la ville de Galle. Avant le tsunami Galle était une des plus belles villes. Avec Monsieur Iqbal nous avons correspondus un moment. Il m' envoya chaque mois des pierres précieuses saphirs, rubis, aigues-marines dans des lettres puis un jour plus de nouvelles. Ce fut très dure pour moi. Les photos sont des photos originales numérisées.

 
Laurence RODRIGUEZ (mi-août 1979)
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Publié à 10:30, le 15/07/2005, Sri Lanka
Mots clefs : d'amourelephantthéHistoiretemple


VOYAGE AU MAROC 1976 (1ER VOYAGE)

Mon Premier voyage au Maroc (1976)
 
 
Cette année là, je faisais des études de tourisme, de commerce international au Cours Lentonnet à Paris et avait décidé de travailler afin de me payer un voyage. Je connaissais déjà depuis un moment ma destination : Le Maroc , pays de mon artiste préféré : Christian Delagrange.
 
Le voyage se déroula en Août 1976 en compagnie d’une tante maternelle, Raymonde.
 
Notre itinéraire devait nous amener d’Agadir à Marrakech puis Tafraoute, Tiznit, Sidi Ifni et dans l’extrême sud à Goulimine et à Tassila dans un douar berbère en bord de mer.
Nous avions choisi une formule très originale pour les années 1976,c'était de louer un studio meublé dans un hôtel de la ville. Notre hôtel était le Kamal situé boulevard Hassan II en face de la mosquée et de la Poste.
 
1er jour – départ vers Agadir :
Notre départ se déroula tôt le matin d’Orly Ouest. Le trajet devrait prendre 2h30 mais ce ne fut pas le cas. Au bout ½ heure, nous étions de retour à Paris. Il survint une panne technique : le train d’atterrissage resta coincé. 4 heures après avoir attendu dans l’Aéroport, nous partions enfin vers le Maroc. A 13h30 nous arrivions sur le tarmac brûlant de l’aéroport d’Agadir- Inezgane où de gros avions de transport militaire stationnaient. Les autres vacanciers qui repartaient à Paris s’enquirent de ce retard.
 
Le mini bus nous conduisit à l' Hôtel Kamal où là nous prîmes nos locations.
A 16h00, nous devions retrouver le groupe à l’Hôtel Salam pour un briefing d’accueil et de bienvenue.
Dès le briefing terminé, nous avions décidé d’aller faire quelques courses au marché au poisson et chez quelques commerçants car nous n’avions apporté de France qu’un peu de café et du sucre pour dépanner. L’air était moins étouffant. La visite au marché aux poissons fut agréable et nous découvrîmes sur les étales une grande variété de poissons (thons, sardines, soles). Ce soir pour notre premier jour nous allions manger de la sole.
 
2ème jour – visite d’Agadir
Nous avons consacré cette journée à la visite de la ville d’Agadir et de son port. On dit d’Agadir qu’elle fut fondée par les Carthaginois. Au XVIème siècle, les Portugais établirent des comptoirs (Essaouira-Mogador), El Djadida, pour empêcher le retour de la Dynastie Saadienne. En 1960, la ville fut détruite par un tremblement de terre et il ne resta que la citadelle fortifiée (anciennement la casbah). En 1976, la ville était en plein essor. Le boulevard Mohamed V était bordé de quelques hôtels tels que l’Hôtel Pacha, l'hôtel Salam, l’hôtel Atlas, et l'hôtel Dorint- Atlantic qui sortaient de terre. Les touristes affluaient de partout.
A l’entrée du port, les autorités nous réclamèrent nos papiers d’identité. Sur le quai du port des chalutiers débarquaient leur pêches : sardines et thons, soles, espadons. Nous apprîmes que le port d’Agadir est l’un des premiers ports sardiniers du Souss. Nous fûmes ravies de cette journée qui se termina sur la plage 
 
3ème jour
Comme chaque matin, nous sommes allés faire des courses en ville pour y acheter du pain, des fruits, et aussi des timbres à la poste qui se situe à deux pas de l’hôtel. Au retour, alors que j’allais me mettre à écrire ce récit Je fus intriguée par des feuilles de mon carnet qui avaient été déplacées. J’en fis part à ma tante qui ne sembla pas étonnée. Ils nous surveillaient. En fin de soirée, nous sommes sortis faire une ballade. Nous fûmes importunés par des jeunes voulant nous vendre des souvenirs et ils devinrent insistant. Heureusement des militaires vinrent à passer et nous tirèrent d'affaire en les faisant partir.
 
Le soir, les employés de l’hôtel nous demandèrent si nous ne serions pas intéressés par des excursions vers le Sud. Ils avaient consulté mon carnet. C’était le cas !!! Nous avons choisi le lendemain le petit village de Tafraoute à 143 km d’Agadir par la route d’Ait Baha . Enfin je rentrais de plein fouet dans les souvenirs d’enfance de mon artiste préféré : Christian Delagrange,originaire de Rabat
 
 4ème jour – Tafraoute 
 En route vers Tafraoute à 143 km d’Agadir par Ait Baha. Cette excursion dû se faire en convoi de 5 land Rover car les routes ne sont pas très bonnes. Nous prîmes une route étroite et sineuse. Quant à mi-chemin le sirocco se mit à souffler. Les lands Rover et les vêtements étaient remplis de sables rosés. Ce trajet nous prit une heure de plus car l’une de nos Land Rover fit une embardée et versa dans le fossé. Plus peur que de mal !! Personne n’avait été blessé mais quelle épreuve.
 
Au détour d’une voie montagneuse, nous découvrîmes enfin Tafraoute « La ville des Légendes » perchée à 1200 mètres. Nous fûmes saisi par la grande beauté du paysage avec son décor fantasmagorique. Quelques 1500 âmes vivent dans ce village dont principalement des épiciers travaillant en France. Ce village implanté au cœur des montagnes de granit rose d’où émergent la casbah et ses maisons aux murs ocres surmontés de créneaux blancs étincèlent au cœur des palmeraies d’oliviers et d’amandiers. C'est un spectacle éblouissant de couleurs et de contraste. Aux alentours de Aguerd Oudad, on peut voir le rocher appelé « le chapeau de Napoléon » surplombant le village. En nous promenant dans le village, nous admirons la petite école avec son tableau noir horizontal et ses quelques bancs.
 
Vers 13h00, le guide nous emmenèrent dans le seul restaurant du village où là on nous servit un tajine de bœuf et un coucous. C’est seulement à la fin du repas que le guide nous indiqua que l’on avait mangé du « dromadaire » Le gag !! Nous n'avions plus faim. Le soir, nous reprîmes pour rentrer une autre route plus sure par Tiznit . Nous nous arrêtâmes ½ heure pour visiter la ville et acheter des bijoux berbères. C’est une charmante petite ville entourée sur 7 km de remparts et flanquées de grosses tours carrés . Sa fondation remonte à 1882 après l’expédition du Sultan Moulay Hassan 1er qui décide de créer un poste militaire afin de contrôler et surveiller les alentours. Tiznit a une solide réputation dans l’art de la bijouterie berbère et aussi dans les armes. Dans une petite échoppe, j’acheta une croix du sud en argent ciselée pour quelques dirhams.
 
5ème jour- Marché d’Agadir
Cette journée fut une pause dans nos excursions : le programme fut farniente et ballade pour acheter des souvenirs au marché d’Inezgane. Nous avons été au souk El Had qui est le principal lieu d'approvisionnement des habitants d'Agadir. Il y avait à profusion : vêtements, alimentation dont des maraîchers et de l'artisanat. Nous avons achetés des babioles et de l'ambre rouge. Cette ballade fut très intéressante car nous pûmes faire des courses peu onéreuses.
Le soir le réceptionniste de l’hôtel nous proposa une des excursions phares 2 jours à Marrakech avec la possibilité de dormir à l’hôtel Chem’s à coté de la Moumounia. Nous allions enfin découvrir l’une des plus belles villes du Maroc.
 
6ème jour - Marrakech
Vers 8h00 départ vers Marrakech nous prîmes une route avec une belle vue sur les chaînes du Haut Atlas. Quelques chèvres grimpées dans les arganiers broutaient les fruits. Au bout de 2h30, nous sommes en vue de Marrakech. Nous déposâmes nos sacs de voyage à l'hôtel Chem's et on nous offrit une collation avant de nous enfoncer dans les mystères de la ville..
 
Marrakech est nommée « la perle du sud » et compte près 700 000 habitants. Elle est l'une des 4 capitales touristiques et impériales du Maroc. Cette ville fut fondée par la dynastie des Almoravides sous tutelle des Almohades et des Saadiens dont elle conserve de nombreux monuments et jardins. En sortant de l'hôtel Chem's , nous découvrons les remparts ocres et rouges qui s'étendent sur 19 km autour de la Médina, avec en fond les cimes enneigées du Haut Atlas. Le guide nous proposa une visite des souks et de la Place Djemaa El Fna ainsi que du palais de la Baia.
 
 En apercevant l'entrée des souks, nous sommes étonnés par le nombre de corporations de métiers( cuir, cuivres, textiles, bois ( de tuya), apothicaires et épices). Près de 40 000 artisans y travaillent. Au détour d'une venelle, des écheveaux multicolores de laine sèchent au soleil. Ils serviront à la confection de tapis et de couvertures berbères. Quelle est cette odeur ! Ce sont les cuves de chaux où les peaux macèrent. Nous sommes chez les tanneurs vous l'auriez deviné ? Les tanneries sont une grande source de revenu au Maroc. Enfin nous arrivons à Djemaa El Fna. Le guide nous laisse une bonne heure de libre et nous en profitions pour déguster un thé à la menthe accompagné de cornes de gazelle à la terrasse d'un café qui surplombe la place. Djemaa El Fna est le coeur battant de cette cité et l'endroit le plus animé de Marrakech. Cette place grouille de vie du charmeur de serpent (cobra) à la diseuse de bonne aventure aux musiciens gnaoua en passant par les marchands d'eau vêtu de rouge. La meilleure heure est le coucher du soleil où des petites échoppes activent leur fourneaux pour préparer les repas du soir.
 
Nous rentrons à l'hôtel Chem's car le soir il y aura une soirée musicale et gastronomique dans un palais proche appartenant à un Bey. Je me vêtis d'une gandoura blanche. Nous arrivons quelques minutes avant afin de visiter le palais de la Baia. C'est vraiment splendide avec ses plafonds en hêtre décoré de couleurs naturelles végétales (safran). Les marbres sont finement ouvragés.Il y a des jardins andalous où poussent toutes sortes de fleurs (hibiscus, citronniers, orangers) ainsi qu’un alignement de 3 fontaines. Cet endroit vaut vraiment un détour. Nous nous retrouvons au palais pour dîner. Au milieu d'une grande salle, il y a des poufs, des hommes viennent nous servir de l’ eau et des tajines d’agneau Marfoul, des pastillas et du coucous. La cuisine est vraiment délicieuse. A l’hôtel en nous couchant ma tante trouva « une puce » dans son tee-shirt. Nous eûmes un bon fou rire ce jour là. Il faut dire, je tripote tous les animaux (chats, chiens, dromadaires qui traînent).,
 
7ème jour Toujours à Marrakech
Cette journée fut quartier libre. Le matin, nous décidâmes d'aller prendre le petit déjeuner dans les Jardins de la Mounounia Nous fûmes littéralement conquise par le calme et la beauté de ses jardins. Un vrai havre de paix !!! Après ce petit déjeuner, nous allâmes au bain arabe (hammam) où des employés furent au petit soin avec nous. Nous en avons bien besoin avec la chaleur qu'il faisait dehors.
Avant notre départ pour Agadir nous sommes allés dans les jardins de la Ménara. Quel endroit splendide avec ces oliviers et ce basin plein de poissons.Ces jardins sont le lieu favori des habitants de Marrakech. Nous prîmes une calèche pour rentrer à l'hôtel Chem's .Sur la route de retour de petits graviers firent voler en éclats le pare-brise de l’autocar et nous eûmes quelques minutes de retard.
Nous rentrâmes à Agadir avec les yeux plein de couleurs et de rêve.
 
 
8ème jour 
A l'hôtel Kamal les réceptionnistes nous gâtèrent car dès notre retour de Marrakech, une autre expédition était prévue dans le grand sud marocain aux pays des réguibates (hommes bleus) à Goulimine mais sous une étroite surveillance à cause des problèmes avec le Front Polissario.Ce soir nous irons voir des attractions de danses arabes pour touristes à l'hôtel Salam ce que j'aime moins car c'est exécuter pour des touristes. Ce soir il avait fait fort car il y avait des serpents (najas, pythons). Dès leur apparition, tout le monde étaient terrorisés sauf moi, le charmeur de serpent me fit embrasser la tête d'un naja (cobra) qu'il avait préalablement calmé. Je fus applaudie par tout le monde et ma tante me dit que je ressemblais à mon grand-père, militaire de carrière à Alger en 1938 qui n’avait peur de rien.
  
9ème jour-  soiree berbère à Tassila
 
Aujourd’hui ballade sur les hauteurs d 'Agadir à la citadelle fortifiée (anciennement la casbah) en hommage à la population victime du séisme de 1960.Il y a une vue splendide sur la baie d’Agadir.
Nous allons passer la soirée au douar  de tassila à 60  kilomètres d'Agadir
Vers 19H30 un mini bus vint nous prendre pour aller à Tassila et nous prîmes la route du bord de mer. Il nous déposa devant une grande maison en pierre avec une lourde porte en bois où deux flambeaux brûlaient. Le guide toqua à l'aide d'un gros anneau de bronze la porte. Deux serviteurs en djellaba blanche, portant des flambeaux vinrent nous ouvrir. Le spectacle était vraiment extraordinaire. Au milieu de la cour un mouton était entrain de rôtir sur un feu d'arganier. Ces fumées âcres d’arganier nous piquaient les yeux. Dans une autre cour aménagée, les serveurs nous apportèrent des soupes, des tajines, du coucous, et des pastillas. Dans une autre salle il y avait des manifestations de musiques gnaoua, des danses. Ce fut un merveilleux moment que l'on garde longtemps en mémoire.
 
10éme jour – Agadir – Goulimine Vers 7h30 , nous nous préparâmes à aller dans le grand sud marocain au pays des Teknas, tribu berbère qui habitent Goulimine et qui font le commerce avec les Réguibates (hommes bleus ou touareg) Il y a environ 200 km d’Agadir à Goulimine.. Il ne fait pas trop chaud et nous prenons la route qui longe la cote jusqu’à Sidi Ifni accompagnée d’une escorte armée. Ce n’est bien agréable !!! Nous arrivons à Goulimine . C’est la porte du désert la plus occidentale. Depuis neuf siècles, Goulimine fut un grand centre caravanier car de nombreux nomades venaient commercer, échanger du sel, de l’or, des étoffes précieuses et des esclaves noirs. Nous nous promenâmes dans les ruelles ensablées de la ville et découvrîmes le marché aux chameaux. Quelques Réguibates (hommes bleus ) étaient là. Ils portaient le litham bleu nuit. J’avais le cœur qui battait très fort car j'étais en présence de touaregs. Un jeune touareg me fit monter sur son chameau blanc. Il nous invita sous sa tente à l’écart de la ville. Je me suis dit « encore un truc pour attirer les touristes » mais pas du tout. La tribu des Réguibates n’avait que d’yeux que pour moi car l’un de leur fils m’avait invité
Il s'ensuit une vive et véritable enchère. Au début je ne compris pas. L'un d’eux expliqua à ma tante qu'ils voulaient me marier !! Houla houla . A la fin je vaux près de 400 chameaux et mon surnom fut « la fatma à 400 Chameaux. Pendant le repas de taguella et de couscous les femmes touareg m'invita à danser la danse de la guedra (marmite). C'est un point d'honneur pour elles. Nous apprîmes que le jeune touareg qui m’invita est le fils d'un grand dirigeant de Djanet en Tassili N’Ajjer. En quittant mes hôtes, je suis couverte de bijoux d'argent (croix du sud, bracelets, khol, ambres rouges, tissus indigo). Je ne suis pas prêt d'oublier ce jour de fin août 1976 où un jeune touareg m'avait demandé en mariage.
 
De retour à Agadir le soir tard la mélancolie me gagna. Je pensai à ma courte idylle . Dans quelques jours nous devons regagner la France. Ce pays va me manquer.
Dans l’avion qui me ramène à Paris , j’ai le cœur lourd et je n’ai vraiment pas envie de rentrer après avoir vu tant de merveilleuses choses
 
Il y a 32 ans lors de mon premier voyage au Maroc. J’ai écris ce récit sur un petit carnet quadrillé accompagné de quelques photos (10) (papier) que j’ai sauvé. A cette époque. C’était la canicule près 40° tous les jours. Mon appareil photo avait très mal supporté cette chaleur. J’ai gardé dans mes souvenirs des couleurs, des odeurs et des bruits. La danse de la Guedra n’est presque plus pratiquée par les Réguibates Je m’excuse auprès des internautes pour certains oublis que j’ai pu faire.
 
Je dédie ce récit à Christian Delagrange qui nous offre de si belles chansons à chaque concert.
 
Laurence Rodriguez -2008
fin de texte                                                                               *********************
 
 


Publié à 09:30, le 1/08/2004, Maroc
Mots clefs : chameautajinetouaregsouk


PORTRAIT D'UNE FEMME D'AVENTURE

Une femme d’Aventure
 
Traduction de Murielle JACOBS
Pour business & Travel Magazines – 1999
 
Cette jeune femme brune, se nommant « Laurence » habillée soit à l’Européenne ou à l’Asiatique d’où elle puise ses racines vietnamiennes/laotiennes. Après des Etudes de Tourisme et de commerce International à Paris. Elle débute sa vie professionnelle comme agent de transit, de douane routier et maritime dans diverses compagnies. Ces pays lui donnent un avant goût des voyages.
 
Son premier voyage la mènera au Maroc en août 1976 où elle parcourt tout le Sud Marocain d’Agadir à Marrakech, Tafraoute. A Goulimine elle passera une soirée dans un campement touareg près de Goulimine où un jeune chef touareg lui offrira du thé et l’invitera à danser la Guedra autour d’un feu d’arganier en la demandant en mariage contre une myriade de dromadaires.
 
De ce voyage resté ancrer dans sa mémoire, elle ressent encore cette fascination pour le désert pour ses couleurs et ses senteurs chaudes et subtiles.
 
Après quelques années, sa passion des voyages entraîne Laurence au Sri Lanka (Ceylan) qu’elle parcourt du Sud et à la moitié de l’île car déjà au nord flotte des airs de révolte tamoul, puis en Algérie, à Ain Sefra à l’entrée du désert et sur les hauteurs d’Alger la blanche où sa mère a grandie. Elle effectuera un voyage qui la marquera dans l’Ex Yougoslavie en passant par Pristina, puis la Grèce avec delphes. D’autres voyages se succèderont à Malte et en Tunisie et le prochain en Egypte où elle se passionne pour cette grande civilisation. Elle posera ses valises en 1989 et intégrera la fonction publique.
Programme
 
1976    1er voyage au Maroc
1979 Sri Lanka
1982 Algérie ( 1 mois )
1983 – 3 jours
1984 Grèce et Yougoslavie (non résumé
1985 Malte
1986 Tunisie
2008 retour au voyage destination Egypte
2011 prochain voyage à Venise
 
Fin de texte                                                   **************************
 
http:/mesracinespasse87@e.monsite.com  


Publié à 11:27, le 27/07/2004, Région parisienne
Mots clefs : laotienneaventurefemme


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